Conflit post-divorce entre Adriana Karembeu et Aram Ohanian : plaintes croisées, enquête sur l’exposition d’un mineur et intrusion présumée au domicile de Marc Lavoine relancent le dossier familial

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Le divorce entre Adriana Karembeu et l’homme d’affaires Aram (dit André) Ohanian dégénère en une série de procédures judiciaires qui s’accumulent de part et d’autre. Mariés à Monaco en juin 2014, les deux anciens époux se sont séparés huit ans plus tard. Ils sont parents d’une fille, Nina, née en août 2018. Depuis plusieurs semaines, des enquêtes et plaintes ont été déposées à Paris, à Monaco et au Maroc, alimentant un conflit mêlant questions familiales et atteintes à la vie privée.

Enquêtes et quatre plaintes déposées par Adriana Karembeu

Selon les informations rapportées par la presse, le parquet de Paris a ouvert en mars une enquête après un signalement déposé par Aram Ohanian. L’instruction porte notamment sur des éléments retrouvés sur un appareil lié à l’enfant, et sur l’environnement dans lequel évolue la fillette lorsqu’elle se trouve auprès de son père.

Entendue fin avril par les enquêteurs, Adriana Karembeu a saisi la justice en déposant, via ses avocates Me Nathalie Tomasini et Me Maeva Zampori, quatre plaintes réparties entre Paris, Monaco et le Maroc. L’une de ces plaintes vise Aram Ohanian pour « corruption de mineurs » et « soustraction aux obligations parentales », selon les annonces faites aux agences de presse.

Les avocates de Mme Karembeu expliquent avoir engagé ces procédures pour défendre la protection de leur cliente et de leur enfant. Me Nathalie Tomasini a déclaré : « Je suis confiante sur l’issue de la procédure car l’ensemble des infractions ne sont nullement caractérisées en droit, par défaut d’élément intentionnel. Adriana est une excellente mère. »

Accusations croisées : exposition à des images et violences alléguées

Au cœur du dossier figure l’allégation selon laquelle la fillette aurait été exposée, en mai 2025, à des images et à des échanges à caractère sexuel, alors qu’elle jouait sur le téléphone de son père. Ces éléments auraient été découverts sur l’iPad de l’enfant, apparemment synchronisé avec le compte de sa mère.

Adriana Karembeu a aussi dénoncé des violences verbales et des menaces proférées à son encontre par son ex-mari. Elle affirme par ailleurs qu’il lui aurait « cassé une côte » il y a cinq ans ; il s’agit d’un fait qu’elle n’avait pas porté en plainte à l’époque, d’après ce qui a été indiqué aux enquêteurs.

De son côté, Aram Ohanian, par l’intermédiaire de son avocate Me Najwa El Haïte, « récuse toutes les accusations portées à son encontre ». Son conseil a par ailleurs estimé que « Mme Karembeu n’agit que par contre-feu » et attend que « la justice fasse son travail ». Ces déclarations confirment que les versions divergent fortement et que la présomption d’innocence s’applique à toutes les parties.

Intrusion présumée au domicile de Marc Lavoine et plaintes pour vol de données

Parallèlement aux conflits entre les ex-époux, une autre procédure a été ouverte après l’interpellation, à la mi-avril, d’un homme à proximité du domicile parisien qu’Adriana Karembeu partage avec le chanteur Marc Lavoine. Parmi ses effets figuraient une clé de l’appartement du couple ainsi que des photographies intimes liées à la procédure en cours.

Face à ces éléments, Marc Lavoine et Adriana Karembeu ont déposé plainte. Mme Karembeu a également saisi la justice marocaine, affirmant que la clé incriminée lui aurait été dérobée dans l’hôtel qu’elle posséderait, en commun avec son ex-mari, à Marrakech. L’avocat de Marc Lavoine, Me Angélique Peretti, a résumé la réaction du couple en qualifiant ces faits « d’une extrême gravité » et en soulignant que « l’enquête permettra de faire la lumière sur un éventuel ciblage et l’identité des auteurs. »

À ce stade, les investigations sont en cours et aucune conclusion définitive n’a été communiquée par les autorités judiciaires. Les différentes procédures — signalement, enquêtes préliminaires et dépôts de plainte — suivent leur cours dans plusieurs juridictions, ce qui complexifie la lisibilité d’un dossier déjà marqué par des versions contradictoires.

La situation illustre la difficulté, pour des personnalités médiatiques, de concilier vie privée et procédures judiciaires croisées. Entre allégations concernant la protection d’un mineur, accusations de faits anciens et soupçons d’intrusion, le contentieux demeure largement à instruire. Jusqu’à décision des autorités judiciaires, toutes les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.

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