Invité du podcast Addiktion animé par le psychiatre Laurent Karila, Jean-Pascal Lacoste s’est livré sans détours ce mardi 5 mai 2026 sur sa longue dépendance au cannabis, apparue à la suite du décès de son père alors qu’il avait 25 ans.
Un point de bascule à 25 ans
Révélé par la Star Academy, Jean-Pascal Lacoste raconte comment une première expérience est devenue une échappatoire. « J’ai commencé à fumer au moment du décès de mon père. Je fumais des clopes à l’époque, et j’ai commencé à tirer deux ou trois taffes sur un pet. (…) Je me suis rendu compte que cet effet euphorisant me faisait oublier mes problèmes », explique-t-il lors de l’entretien avec Laurent Karila, psychiatre connu notamment pour ses interventions dans l’émission Ça commence aujourd’hui avec Faustine Bollaert.
Le Toulousain décrit ainsi le mécanisme qui l’a entraîné : « Je pars du principe qu’on fume si on a un souci. La fumette, pour moi, n’est qu’une conséquence de quelque chose. » Ces confidences tracent le passage d’une consommation expérimentale à une consommation de recours, ancrée dans la gestion du deuil et du mal-être.
Une consommation quotidienne et prolongée
Jean-Pascal Lacoste détaille l’ampleur de son addiction : « Je fumais 10 à 12 pétards par jour », révèle-t-il. Cette routine, dit-il, a duré près de dix ans et s’est répercutée sur sa vie professionnelle. L’acteur évoque des difficultés à travailler et à mémoriser ses textes, symptôme qu’il relie directement à sa consommation.
Pour rappel, Jean-Pascal Lacoste a incarné le personnage de Luc Irrandonéa dans la série Section de recherches entre 2006 et 2013. Il assure que son comportement au quotidien et sa dépendance ont contribué à son éviction par la production : « J’avais beaucoup plus de mal à assimiler les textes », confie-t-il. « J’étais très je-m’en-foutiste sur le travail […] Et puis, tu n’as envie de rien ». Ces mots soulignent l’impact concret que la dépendance a eu sur sa carrière d’acteur.
Le déclic de la paternité et le sevrage
Le tournant vers l’arrêt se produit à la naissance de ses aînés, Kylie et Maverick. Interrogé sur ce qui l’a poussé à dire stop, il répond sans détour : « Je me suis dit : ‘Qu’est-ce que tu vas leur dire ? Combien de temps tu vas fumer ? Si tu les vois, tu vas leur dire qu’il ne faut pas faire ce que tu fais.’ C’est mon rapport en tant que père qui m’a permis de me dire stop. »
Ces paroles mettent en lumière la responsabilité parentale comme facteur déclencheur d’un changement de comportement. Jean-Pascal présente ici la paternité comme une nécessité morale et pratique de se débarrasser d’une habitude devenue destructrice.
Un témoignage franc sur la dépendance
Sur le fond, l’intervention de Jean-Pascal Lacoste au micro de Laurent Karila s’inscrit dans la logique du podcast Addiktion : interroger et rendre compréhensible la trajectoire des personnes confrontées à des usages problématiques de substances. Sans dramatiser outre mesure, il décrit la spirale de la dépendance, ses effets concrets sur le travail et la vie quotidienne, puis le cheminement personnel qui l’a mené à l’arrêt.
Le récit ne cherche pas à généraliser son expérience mais apporte un témoignage direct sur la façon dont un événement traumatique peut déclencher une consommation prolongée et comment des responsabilités familiales peuvent servir de levier pour un sevrage.
Le podcast Addiktion, disponible sur toutes les plateformes, a diffusé cet échange qui illustre la tonalité intime et pédagogique de l’émission.
🎙️C’est sur le tard, à 25 ans et au décès de son père, que Jean-Pascal Lacoste commence à fumer du cannabis. Rapidement, son cerveau est accroché et il tombe dans la dépendance. 🤘 #Addiktion de @laurentKarila , c’est disponible sur toutes les plateformes de podcast ! pic.twitter.com/u9HX0ezX1F


