Ce 5 mai 2026, Benjamin Biolay est attendu sur la scène du Centre événementiel de Courbevoie. Entre concerts et projets artistiques, le chanteur entretient depuis des années un fort attachement pour une autre géographie : le Sud, le soleil et la mer.
Sète : un ancrage intime
Loin de l’agitation parisienne, c’est dans la cité portuaire de Sète que Benjamin Biolay a trouvé un refuge durable, où il puise une part importante de son inspiration. Né à Villefranche-sur-Saône, il a raconté son lien avec cette ville en ces termes : « J’aime tout, j’ai toujours été fasciné par cet endroit », une phrase qu’il a prononcée lors d’une interview sur France Inter.
Installé « depuis maintenant une quinzaine d’années », selon ses propres mots, l’artiste y a développé des repères nourris par des souvenirs familiaux et par la lumière particulière de la Méditerranée. Ce rapport intime à Sète a même traversé son œuvre : son album Saint‑Clair s’inspire directement de la colline qui domine la ville.
Une maison de pêcheur et la simplicité de la Pointe Courte
Parmi ses biens, Benjamin Biolay possède une maison sur le Mont Saint‑Clair ainsi qu’une habitation plus discrète dans le quartier de la Pointe Courte. Cette petite « baraquette », blanche comme celles de ses voisins, reflète une esthétique de simplicité plutôt que d’ostentation.
Le logement, décrit comme paisible et propice à la création, s’intègre à un décor qui semble figé dans le temps. L’artiste a souligné l’importance de ce lieu dans son quotidien : « Sète, c’est ma vie à moi. »
La Pointe Courte n’est pas seulement un quartier pittoresque : elle a aussi une charge historique et cinématographique. C’est dans ce secteur qu’Agnès Varda a tourné le film La Pointe Courte, donnant au lieu une aura particulière dans l’histoire du cinéma français.
Sète, plateau à ciel ouvert pour la fiction
Au‑delà de son rôle de refuge personnel, Sète attire régulièrement des tournages. La ville sert de décor pour des séries et des productions françaises, renforçant son image de cité à la fois authentique et créative. Parmi les séries les plus citées, Demain nous appartient et Candice Renoir y ont trouvé des cadres de tournage significatifs.
Canaux, port, façades colorées : ces éléments offrent aux réalisateurs un mélange de réalisme et de poésie visuelle. Pour Biolay, vivre dans un tel environnement est un mode de vie qui favorise l’inspiration et protège du tumulte parisien.
Le chanteur ne cache pas son sentiment face à la capitale : « À Paris, je ne suis pas chez moi », confiait‑il, ajoutant combien la lumière du Sud et l’horizon lui sont nécessaires.
Entre résidence secondaire, lieu de création et décor de fiction, Sète s’impose ainsi comme un pilier discret mais essentiel de la vie de Benjamin Biolay. Loin du bruit et des feux de la scène, l’artiste y continue d’écrire et de composer, ancré dans un territoire qui nourrit autant ses jours que ses chansons.
Une publication partagée via Instagram a régulièrement illustré ces moments de vie locale, rappelant que, pour Biolay, la ville n’est pas seulement un décor : c’est un point d’ancrage durable.


