À 78 ans, ce 5 mai 2026, Chantal Ladesou continue de mener une vie où se mêlent scènes, plateaux et parenthèses familiales. Si la comédienne et humoriste reste présente dans le paysage parisien, elle privilégie désormais des séjours prolongés loin du tumulte, entre la Bourgogne et le Sud de la France. Ces allers-retours lui permettent de conjuguer activité professionnelle et moments de transmission avec ses proches.
Un refuge familial au cœur de la Bourgogne
Dans l’Yonne, en Bourgogne, Chantal Ladesou a trouvé ce qu’elle appelle un havre de paix : une maison simple, discrète mais chargée d’émotion. Elle s’y ressource entourée « de ses enfants, de ses petits‑enfants et de [sa] belle‑fille Pauline Lefèvre », selon le récit initial. C’est là que se recréent les grands rassemblements familiaux, autrefois organisés à Paris, et que la comédienne cherche à retrouver la chaleur des déjeuners dominicaux.
« J’ai de plus en plus envie de prolonger mes séjours à la campagne », confie-t‑elle avec une pointe de nostalgie. Dans ce décor bucolique, les instants prennent une couleur plus intime : rires d’enfants, conversations intergénérationnelles et gestes de transmission prennent le pas sur les impératifs professionnels.
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Entre Paris et l’Yonne, l’équilibre retrouvé
Si la Bourgogne est devenue un refuge important, Paris demeure un point d’ancrage culturel et affectif pour l’artiste. Toujours attirée par la vie de la capitale, elle avoue : « Paris est une ville merveilleuse. J’aime m’y balader, faire les boutiques, voir les pièces dans lesquelles jouent mes copains. » Ces incursions permettent à la comédienne de rester connectée à son milieu professionnel et à ses amis du spectacle.
Pour préserver son énergie, Chantal Ladesou opère désormais des choix conscients dans son agenda. « Je pars dès le dimanche soir si je n’ai pas de rendez‑vous le lundi », explique‑t‑elle. Ces départs anticipés traduisent un besoin de calme et de respiration : moins de frénésie, davantage de temps choisi entre scènes et tournages.
La migration des traditionnels rendez‑vous familiaux de Paris vers la campagne illustre aussi une évolution de priorité. La Bourgogne n’est plus seulement un lieu de villégiature, elle incarne un retour à l’essentiel, où la famille et la nature prennent le pas sur les contraintes liées au métier.
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Ramatuelle : la Méditerranée et les souvenirs
Aux antipodes du bocage bourguignon, le Sud offre une autre forme de refuge. À Ramatuelle, la comédienne possède une maison qu’elle décrit comme « taillée dans le roc, d’une grande simplicité ». Ce lieu, ouvert sur la mer, correspond à une vie plus solaire : baignades, repas partagés et journées rythmées par la présence des proches.
Chaque été, Chantal Ladesou y retrouve « mes amis d’enfance et ma famille : c’est mon côté castor », plaisante‑t‑elle. La maison du Var porte aussi une forte charge affective liée à la mémoire familiale : « Ma mère adorait ce triangle varois… cette nostalgie ne m’a jamais quittée », confie la comédienne. Entre héritage et plaisirs présents, Ramatuelle offre une troisième palette à son équilibre de vie.
Entre Bourgogne, Paris et Ramatuelle, Chantal Ladesou a construit un itinéraire personnel qui fait la part belle aux siens. À 78 ans, elle paraît avoir trouvé une forme d’harmonie où le succès professionnel coexiste avec la volonté de ralentir et de savourer le temps partagé.
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