La saison 7 de Tropiques Criminel est de retour, et l’épisode 7 diffusé le vendredi 1er mai 2026 a pris pour Béatrice de La Boulaye une tonalité intime et symbolique.
Une scène symbolique
Dans cet épisode, l’interprète de Gaëlle se retrouve face à Jason dans une séquence où, surprise sur son bateau alors qu’elle sort de la douche, elle fait tomber sa serviette et apparaît seins nus. Pour le public, ce passage a pu être perçu comme un moment léger voire cocasse. Pour l’actrice, il porte une autre charge : quelques années auparavant, elle a été diagnostiquée d’un cancer du sein et a ensuite battu la maladie.
« C’est toujours une petite revanche sur la maladie de se dire qu’on peut tourner seins nus sans que ce soit complexant. Je trouve réconfortant de pouvoir le faire face à une équipe bienveillante. Cela renforce l’amour propre. Ça ne me fragilise pas du tout, au contraire. Cela me remet dans la norme », a-t-elle confié à Télé‑Loisirs, évoquant le poids symbolique de cette scène et le travail de reconstruction après la maladie.
Un soutien sans failles
Béatrice de La Boulaye, qui reste habituellement discrète sur sa vie privée, a souligné l’importance du soutien reçu de la part de son compagnon, l’acteur Guillaume de Tonquédec, durant cette période difficile.
Elle relate notamment avoir pris conscience du rôle d’accompagnant que son conjoint a joué en travaillant sur son roman graphique Mammo Mia!, co‑signé avec l’illustratrice Bénédicte Voile. « C’était intéressant qu’elle me fasse revenir sur ce rôle d’accompagnant que je n’avais pas trop analysé sur le moment », a‑t‑elle rapporté au micro de Gala, en rendant compte d’un partage d’expériences rendu possible par ce projet artistique.
Cette reconnaissance publique du rôle de soutien s’accompagne d’un mot pour l’engagement discret mais constant de Guillaume : « C’était très touchant parce que c’est vrai que la position d’accompagnant est très difficile », a‑t‑elle ajouté, insistant sur la charge émotionnelle de ceux qui restent aux côtés d’un proche malade.
Un rôle difficile
L’actrice a insisté sur la complexité de cette position. « C’est très difficile parce qu’on est à côté, on ne sait pas quoi faire, on a peur mais il ne faut pas le dire. C’est extrêmement complexe d’être accompagnant », a‑t‑elle expliqué, décrivant la frustration et l’impuissance que vivent souvent les proches lorsque la maladie s’immisce dans le quotidien.
Rétrospectivement, elle précise : « Je me suis rendu compte que ce n’est pas un rôle facile car il n’a pas choisi cette place. Il a été là et heureusement. Je crois que c’est d’autant plus difficile pour les hommes car, dans les années 1980, on ne les élevait pas dans l’accompagnement de l’autre. » Ces mots renvoient à des attentes sociales et générationnelles qui pèsent sur la manière d’assumer un rôle d’aidant.
La tonalité reste toutefois reconnaissante. Béatrice adresse une déclaration appuyée à son mari : « Depuis seize ans, il est un vrai pilier. Tous les jours, je le remercie d’être un soutien, car ce n’est pas facile d’avoir une femme actrice et très aventurière. J’ai beaucoup de chance ! »
Notons que l’article indique aussi que le couple est « en couple depuis 2019 », formulation qui paraît moins longue que la période évoquée dans la citation (« Depuis seize ans »). Cette différence de temporalité laisse entendre qu’il peut s’agir d’étapes relationnelles distinctes — connaissance, collaboration, puis vie de couple — sans éléments supplémentaires pour clarifier précisément les dates.
Quoi qu’il en soit, Béatrice de La Boulaye met en lumière, à travers son retour à l’écran et ses confidences, la manière dont la reconstruction après un cancer se joue autant devant la caméra que dans l’intimité du cercle familial.
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