Après des critiques vives d’Énora Malagré sur son passage dans Touche pas à mon poste (TPMP), Cyril Hanouna a répondu publiquement, défendant l’ambiance de camaraderie et relativisant les reproches de son ancienne chroniqueuse. L’échange relance le débat sur les tensions et la place des chroniqueurs au sein des talk‑shows populaires.
Contexte : mutations d’antenne et retours télévisés
Ces derniers mois, la grille a été secouée par la fermeture des chaînes NRJ12 et C8, remplacées, selon le texte d’origine, par T8 et NOVO19. Cyril Hanouna n’a pas disparu des écrans pour autant : après plusieurs semaines de diffusion en live streaming, il a marqué une pause, puis a repris à la rentrée de septembre sur W9 avec Tout beau tout neuf, une formule proche des codes de son ancien talk‑show.
La nouvelle mouture a conservé certains visages familiers mais a aussi vu partir plusieurs chroniqueurs vers d’autres projets. C’est dans ce contexte de recomposition que les propos d’Énora Malagré ont refait surface, huit ans après son départ de TPMP.
Les confidences d’Énora Malagré : humiliation et désarroi
Dans un entretien cité ici, Énora Malagré évoque son expérience au sein de l’émission avec une grande franchise et sans ménagement. « J’étais tellement malheureuse à Touche pas à mon poste ! (…) Après chaque émission, je rentrais et je m’effondrais en larmes. Et je me rendais bien compte que quand même je ne servais pas à grand‑chose. Que ce que je disais n’avait pas vraiment d’intérêt, je tournais en rond dans mes propos », confie‑t‑elle dans le podcast de Shera.
Elle ajoute, sans détours, avoir joué un rôle demandé par la production : « Je me suis dit ‘mais tu vas continuer combien de temps à faire de la m*rde’ ? À chier sur tout le monde – ce qu’on me demandait de faire – mais en fait c’est pas Hanouna qui se tapait les foudres, c’est nous ! C’est moi ! J’étais payée pour critiquer les collègues. » Ces lignes donnent à voir le malaise personnel d’une chroniqueuse qui met en lumière la mécanique parfois agressive des débats télévisés.
Énora précise aussi qu’elle a aujourd’hui du mal à revoir les images de cette période, signe d’une blessure toujours vive malgré les années écoulées.
La réponse de Cyril Hanouna : nostalgie de la camaraderie et pique au portefeuille
Invité à rebondir, Cyril Hanouna a été interrogé par Jean‑Pierre Foucault lors de l’émission Culture Médias sur Europe 1. Sa réaction mêle distance et défense du format. « Bah écoutez j’espère qu’elle a pu mettre des sous de côté », a‑t‑il lancé en référence à Énora Malagré, citant le coût humain possible des passages télévisés.
Il a ensuite insisté sur le caractère taquin et complice des échanges au sein de la bande : « On est une bande de potes, on se charrie tous. Les gens oublient beaucoup que je me fais beaucoup beaucoup charrier par les chroniqueurs. Ils n’arrêtent pas de me vanner. Mais c’est vrai qu’on est plus une bande de potes, on se marre. » Hanouna a même évoqué, pour illustrer son propos, les plaisanteries qu’il échangeait avec Jean‑Pierre Foucault en dehors des plateaux.
La teneur de sa réponse tente de relativiser la portée des critiques d’Énora en les inscrivant dans une dynamique de groupe, faite d’altercations verbales et de complicité. Le ton, parfois piquant, rappelle que la télévision de divertissement s’appuie souvent sur une énergie collective qui peut blesser.
La réaction a été relayée sur les réseaux : « 📻 @Cyrilhanouna répond aux propos de son ancienne chroniqueuse @EnoraMofficiel : “J’espère qu’elle a pu mettre de l’argent de côté” » (extrait partagé lors de l’intervention sur Culture Médias).
Ce que disent implicitement ces échanges
Au‑delà des mots échangés, le débat met en lumière plusieurs questions persistantes : la pression psychologique subie par les intervenants, la ligne éditoriale des talk‑shows et la responsabilité des animateurs et des chaînes. Les confidences d’Énora Malagré exposent le coût personnel d’une exposition prolongée dans un registre souvent conflictuel.
De son côté, la réponse de Cyril Hanouna mise sur la défense du collectif et sur l’idée que les railleries font partie d’une intimité professionnelle. Reste que pour les téléspectateurs et pour d’anciens participants, cette défense peut sembler insuffisante face à des récits personnels d’humiliation.
Sans apporter de conclusion tranchée, ces échanges contribuent au débat public sur les limites de l’animation et sur la manière dont les émissions de divertissement gèrent la santé mentale de leurs collaborateurs.


