Quelques jours après la découverte du corps de Loana à son domicile de Nice, une vidéo publiée par une société de nettoyage a circulé massivement sur les réseaux sociaux en laissant entendre que l’équipe serait intervenue dans son appartement. Cette affirmation est depuis contestée et présentée comme mensongère par des proches et des témoins médiatiques.
Les faits : découverte et conclusion médico-légale
Le 25 mars, un voisin, inquiet de ne plus voir Loana, a donné l’alerte. Les pompiers, appelés à son domicile à Nice (Alpes‑Maritimes), ont retrouvé l’ancienne gagnante de Loft Story inanimée sur le sol de son appartement.
Le rapport d’autopsie, rendu public par les enquêtes, a exclu l’intervention d’un tiers. Selon les conclusions évoquées par les autorités, la chanteuse de 48 ans serait décédée des suites d’une chute en arrière. Une plaie a été constatée à l’arrière du crâne et des ecchymoses sur le dos.
La nouvelle a profondément ému le public et le monde médiatique. Le 10 avril, plusieurs centaines de personnes se sont réunies dans la cathédrale du Vieux‑Nice pour ses obsèques, auxquelles ont assisté des personnalités comme Steevy Boulay, la productrice Alexia Laroche‑Joubert, le présentateur Benjamin Castaldi et l’élu Eric Ciotti.
La vidéo de la société de nettoyage : ce qu’elle montrait et pourquoi elle a été décriée
Plusieurs jours après les funérailles, une société de nettoyage a publié une vidéo montrant des personnes intervenant dans un appartement en très mauvais état, avec des images d’un lieu apparemment laissé à l’abandon. En légende ou en commentaire, une employée assure que son entreprise « a été sollicitée pour tout remettre en ordre mais également pour rendre une dignité à cette personne », tout en précisant ne pas pouvoir nommer la personne concernée, et en ajoutant un indice géographique : « c’est une ville juste à côté de Cannes ».
Ces éléments ont suffi pour qu’un large public fasse le lien avec Loana et que la vidéo se répande sur les réseaux. La diffusion a suscité une vive émotion, mais aussi de vives interrogations sur la véracité des images et sur le caractère opportuniste de la publication.
Sur le plateau de l’émission « Tout beau tout neuf » (W9) du 14 avril, le chroniqueur Gilles Verdez a dénoncé la publication. Il a qualifié la rumeur de « la pire des informations, la plus terrible… C’est une rumeur sur son appartement ». Il a ensuite affirmé que la vidéo « c’est complètement faux ! Ce n’est pas l’appartement de Loana. Absolument pas ! L’appartement est encore interdit, il y a encore des expertises, des enquêtes. Les proches de Loana, dont sa maman Violette, sont abasourdis qu’une telle information ait pu circuler. »
La chaîne a notamment analysé ces images dans son journal télévisé, soulignant l’absence de lien vérifié entre la société de nettoyage et le logement de l’ex‑lofteuse. Un message posté en marge de la diffusion illustre l’ampleur de la polémique : « Une vidéo partagée par une société de nettoyage, faisant croire à une intervention dans l’appartement de Loana, est totalement fausse ! #TBT9 pic.twitter.com/t8RXGjL5Kd ».
Réactions familiales et enjeux éthiques
Les proches de Loana, déjà endeuillés, se disent choqués par la circulation de contenus non vérifiés évoquant son intimité. Selon les témoignages relayés, l’appartement reste, au moment des déclarations publiques, soumis à des expertises et à des interdictions d’accès liées à l’enquête, ce qui fragilise la version d’une intervention de nettoyage rendue publique.
Ce type de publication soulève des questions éthiques et juridiques : exploitation médiatique du deuil, respect du domicile d’une personne décédée, et diffusion d’informations non sourcées susceptibles de provoquer une nouvelle douleur chez la famille et les proches. Les auteurs de la vidéo et la société ayant partagé les images n’ont, à ce stade des informations rapportées, pas fourni de preuve publique reliant leur intervention au logement de Loana.
Pour l’instant, les éléments établis restent ceux confirmés par les autorités et par le rapport d’autopsie : découverte le 25 mars, absence d’intervention tierce selon l’expertise médico‑légale, et obsèques célébrées le 10 avril au Vieux‑Nice.
Dans un contexte où les réseaux sociaux accélèrent la diffusion d’images et d’allégations, la prudence et la vérification des sources apparaissent indispensables, tant pour les médias que pour les entreprises qui publient des contenus touchant à la vie privée et au deuil.


