Ce 15 avril 2026, Zaz se produit au Zénith de Paris — La Villette, une scène qu’elle retrouve avec ferveur et qui rappelle que, malgré les changements de vie, son rapport au public reste intact.
Une rupture avec la vie parisienne
Longtemps associée à l’image d’un Paris populaire et vivant, Zaz a pris la décision de quitter Ménilmontant, quartier dont elle disait autrefois : « J’adore ce quartier. C’est populaire et vivant ». Ce départ n’est pas présenté comme un rejet de la capitale, mais comme un choix mûri au fil des ans et des tournées : l’effervescence urbaine a fini par peser et l’artiste a ressenti le besoin d’un cadre plus apaisé.
Révélée par son tube Je veux, Zaz a vu son quotidien se transformer sous l’effet d’une exposition médiatique et d’un agenda international. Entre les tournées et la vie publique, elle a progressivement cherché un contrepoids : « J’avais besoin de me retrouver, de me reconnecter à quelque chose de plus simple », confie-t-elle en filigrane de ses confidences.
La décision de s’éloigner marque une transition personnelle et artistique. Loin de l’urgence parisienne, l’artiste privilégie désormais le calme et la possibilité de se recentrer, sans pour autant renoncer à la scène.
Une « baraque biscornue » tournée vers la nature
Zaz s’est installée dans une maison qu’elle décrit elle-même comme « une baraque toute biscornue ». Ce lieu atypique, baigné de lumière, dispose de verrières et d’un petit jardin où la chanteuse dit pouvoir « sentir la terre » — une nécessité qu’elle relie à son enfance passée dans un village près de Tours.
Une publication partagée via Instagram a montré, selon les informations initiales, des images laissant entrevoir cet intérieur lumineux et la végétation autour de la maison. Dans cet environnement, elle passe ses journées à écrire, à se reposer et à observer les saisons : « Les couleurs, les senteurs, le froid… tout ça m’apaise », confie-t-elle.
La maison fonctionne comme un sanctuaire. Chaque détail paraît conçu pour favoriser le bien-être et la création, offrant à l’artiste un espace où se ressourcer entre deux concerts. Loin des clichés de la star, Zaz revendique une existence ancrée dans la simplicité et la nature.
Un nouvel équilibre personnel
Ce changement de décor s’accompagne d’une transformation intime. Très discrète sur sa vie privée, la chanteuse évoque toutefois un nouvel équilibre : mariée et belle-mère, elle reconnaît avoir dû « trouver [s]a place » au sein de cette cellule familiale, une étape qu’elle qualifie de bénéfique : « Il a fallu trouver ma place… mais cela m’a fait du bien ».
Sur le plan du mode de vie, Zaz dit avoir opéré des renoncements symboliques et concrets pour mieux correspondre à ses valeurs du moment : « J’ai arrêté de boire, de fumer… », indique-t-elle, marquant un tournant vers une hygiène de vie plus saine. Ce choix participe à la reconstruction d’un quotidien centré sur la création et la sérénité.
Artistiquement, la maison est devenue le cœur de son équilibre. Si la chanteuse continue d’enflammer des salles comme le Zénith, elle puise désormais son énergie dans un quotidien ancré dans la terre et le rythme des saisons. La relation entre ce refuge et son travail se lit dans la tonalité plus reposée de ses confidences et dans la place retrouvée pour l’écriture.
Cette nouvelle vie, à la fois discrète et assumée, illustre une évolution personnelle plutôt qu’un renoncement à la carrière : la scène reste présente, mais l’inspiration et le ressourcement se puisent désormais hors de Paris.
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