Virginie Grimaldi, auteure française très lue, a raconté sur Instagram le 12 avril une scène qui a profondément choqué sa famille et elle-même : en vacances avec son mari et leurs deux enfants, âgés de 13 et 6 ans, elle affirme avoir surpris un homme en train de se masturber dans la piscine de l’hôtel où ils séjournaient.
Le récit publié sur Instagram
Dans un message prévenant le lecteur d’un contenu sensible — « Il m’a fallu du temps pour digérer, maintenant je veux vous raconter. N’allez pas plus loin si vous ne voulez pas lire de contenu sensible » — l’écrivaine de 48 ans détaille les événements qui ont transformé ce qui devait être une journée de détente en moment traumatisant.
Après une promenade, la famille avait emmené les enfants à la piscine de l’hôtel, décrite comme « une piscine chauffée avec des jets massants, une partie jacuzzi et un couloir de nage ». Selon son récit, ses enfants se sont jetés à l’eau non loin d’un homme dont elle ne distinguait d’abord « que le dos ». Elle explique avoir d’abord pensé qu’il s’agissait d’un technicien travaillant près d’un jet massant, mais avoir rapidement compris que la situation était autrement plus grave.
« Arrivée à sa hauteur, toujours sidérée, j’ai failli me taire. Je ne voulais pas alerter les enfants, et surtout ne pas gêner cet homme. Le pauvre, j’ai pensé. Il va avoir honte. J’ai retourné le regard, pour ne pas le mettre mal à l’aise. Et puis, la colère a pris le dessus », raconte-t-elle dans sa publication.
La réaction immédiate et le constat
Virginie Grimaldi dit avoir réprimandé l’homme, qui a nié avant de quitter le bassin. Elle affirme s’être ensuite adressée au maître‑nageur en prononçant les mots crus qui ont marqué son récit : « Ce monsieur était en train de se M… ».
Hésitante quant à la suite à donner, l’auteure évoque des références personnelles qui l’ont poussée à agir : « J’ai hésité à donner une suite », écrit-elle, « mais j’ai pensé à l’affaire Pelicot et à cet autre pervers que je n’ai pas osé dénoncer il y a vingt ans ». Finalement, elle dit s’être rendue au commissariat pour porter plainte, où elle a été « prise au sérieux ».
Du côté de l’établissement, le directeur a déposé une main courante contre le client incriminé, présenté comme un « client régulier, membre du spa ». Le maître‑nageur, pour sa part, a rédigé une déclaration sur l’honneur, selon les éléments rapportés par l’auteure.
Contexte et image publique
Virginie Grimaldi est connue du grand public pour ses romans populaires, parmi lesquels Le Premier Jour du reste de ma vie (City Éditions, 2015), Les Heures fragiles (Flammarion), Quand nos souvenirs viendront danser et Tu comprendras quand tu seras plus grande (Fayard). Sur Instagram, la Girondine partage régulièrement des moments de vie, parfois légers — elle a par exemple raconté récemment avoir « acheté une gaine » — et parfois plus graves, comme ce témoignage du 12 avril.
Dans son post, l’autrice insiste sur l’impact émotionnel de l’événement, non seulement pour elle mais surtout pour ses enfants. Elle fait part de la difficulté de s’exposer et de nommer ce qui s’est passé, tout en expliquant pourquoi elle a finalement choisi de porter l’affaire devant les autorités.
Ce type d’événement pose des questions sur la sécurité dans les espaces communs des établissements hôteliers et sur la manière dont les personnels gèrent des comportements indécents signalés par des clients. Selon le récit de Virginie Grimaldi, la prise en charge par le personnel et par les forces de l’ordre a été effective : une main courante déposée par la direction et une plainte enregistrée au commissariat, complétées par une déclaration du maître‑nageur.
L’auteure n’apporte pas d’autres précisions publiques sur l’identité de l’homme ni sur l’issue judiciaire éventuelle de la plainte à ce stade du récit partagé le 12 avril. Elle souligne en revanche l’importance, à ses yeux, de ne pas laisser passer ce type de comportement et d’en parler pour protéger les plus vulnérables.


