Le mardi 7 avril, Faustine Bollaert recevait sur le plateau de Ça commence aujourd’hui plusieurs anciens candidats de télécrochet pour un thème précis : « éliminés d’un concours de talents, comment ont-ils rebondi ? ». Parmi les invités figuraient Charles Doré et Lénie, qui a ouvert la discussion en revenant sur son parcours à la Star Academy et sur la pression qu’elle ressent face au succès de certains de ses camarades.
Un parcours marqué par la passion et une élimination douloureuse
Originaire du sud et passionnée de musique depuis l’enfance, Lénie explique avoir décidé de se consacrer pleinement à la chanson après la mort accidentelle de son beau‑père. À 18 ans, elle s’est lancée dans l’aventure de la Star Academy où, semaine après semaine, la benjamine de la saison a su séduire professeurs et public.
Après dix semaines de compétition, elle a été éliminée aux portes des demi‑finales. « La veille déjà, je me sentais un peu patraque. Je sentais que ça allait être mon dernier prime en réalité », se souvient‑elle. Le jour de son départ, Lénie dit avoir vécu « un gros choc émotionnel » : « Parce que j’ai eu peur de tout. De la suite et de ce qu’il m’arrivait sur le moment. On a aucune information pendant trois mois on est vraiment coupés du monde. »
La jeune femme confie aussi avoir eu l’impression, après son élimination, que son image n’était plus la même : elle a ressenti, dit‑elle, qu’on ne l’aimait pas, une sensation douloureuse pour une artiste encore très jeune et encore en construction.
La pression du succès des autres : un accélérateur inconfortable
Depuis la fin de l’émission, plusieurs anciens candidats ont poursuivi leur carrière : Pierre Garnier, Julien Lieb ou encore Héléna Bailly ont sorti des singles et enchaîné les projets. Lénie, elle, n’a pas encore publié d’album et a choisi de ralentir la cadence, au risque, confesse‑t‑elle, de subir la comparaison.
« Ça serait mentir de dire non (…) ça met la pression parce qu’on se dit : ok il faut que j’aille peut‑être au même rythme qu’eux », a‑t‑elle déclaré à Faustine Bollaert. À cela s’ajoute la réalité du marché : « Il faut que ça aille vite, le monde de la musique ça va vite. »
Malgré cette pression ambiante, Lénie affirme vouloir avancer à son propre tempo. Elle souligne l’importance de sa communauté dans ce choix : « Je me suis dit non, je vais aller à mon rythme. J’ai beaucoup de chance d’avoir des fans qui me soutiennent pour ça et qui me disent de prendre mon temps. » Elle conclut en promettant que son opus finira par arriver, sans donner de date précise.
Réactions et tonalité de l’émission
Sur le plateau, l’échange avec Faustine Bollaert a mis en lumière une réalité commune aux anciens candidats de télécrochet : la nostalgie de l’aventure, l’incertitude après l’émission et la tentation de se comparer aux trajectoires des autres. Un passage de l’émission, relayé sur les réseaux, résume cet état d’esprit : « Faustine : “le succès des collègues ça met la pression ?” Lénie : “Complètement”. Et oui, la pression est là et c’est compliqué pour tous. #StarAcademy » (tweet cité tel quel).
Sur le plan artistique, le témoignage de Lénie illustre un dilemme fréquent : céder au rythme imposé par l’industrie ou prendre le temps de construire une identité musicale. Pour l’instant, la chanteuse choisit la deuxième option, soutenue par une base de fans fidèle, et affirme travailler à son projet en veillant à ne pas se brûler les ailes.
Sans date de sortie annoncée pour son premier album, Lénie laisse entendre qu’elle ne renonce pas et qu’elle préfère une trajectoire maîtrisée plutôt qu’une montée en puissance précipitée.


