Samir Nasri visé par un redressement fiscal de 5 M€ après 212 commandes Deliveroo à Paris en 2022, selon Florian Gazan : domiciliation à Dubaï remise en question

Table of Content

Soupçonné de continuer à vivre à Paris malgré une domiciliation fiscale à Dubaï, Samir Nasri se retrouve au cœur d’un dossier fiscal délicat. L’ancien milieu de terrain de l’OM, d’Arsenal et de Manchester City, aujourd’hui consultant pour Canal+, fait l’objet d’un redressement potentiel de 5 millions d’euros. L’information a été révélée et commentée par le chroniqueur Florian Gazan dans sa chronique sur RTL.

Les 212 commandes Deliveroo qui interpellent le fisc

Le point de départ de l’enquête est pour le moins inhabituel : 212 commandes passées sur la plateforme Deliveroo, recensées en 2022 et localisées à Paris. Selon la chronique de Florian Gazan, ces traces de consommation ont servi d’élément probant pour les agents du fisc, qui doutent que Nasri respecte la condition nécessaire pour être considéré comme résident fiscal à Dubaï.

Officiellement installé à Dubaï, réputé pour son régime fiscal avantageux, Nasri bénéficierait là-bas d’un taux d’imposition très faible. Mais pour pouvoir prétendre au statut de résident fiscal de l’émirat, il faut y séjourner au moins 183 jours par an. Les autorités françaises estiment que l’ancien international pourrait en réalité passer davantage de temps en France, notamment dans l’appartement qu’il possède à Paris.

Des traces numériques qui pèsent

À l’heure du tout-numérique, les historiques de paiement, les commandes en ligne et la géolocalisation deviennent des sources d’information que l’administration fiscale sait exploiter. Dans ce dossier, ce sont des données de livraison — ces 212 commandes Deliveroo — qui ont retenu l’attention. Florian Gazan a mis en scène l’absurdité apparente de l’argument en plaisantant sur la difficulté pour un livreur de traverser la Méditerranée : « Même le meilleur avocat au monde aura du mal à vous convaincre que c’était des livraisons à Dubaï. Pour y aller, ce n’est pas un vélo qu’il faut au livreur, mais un pédalo. »

Le chroniqueur a aussi calculé, pour l’effet, que 5 millions d’euros représenteraient, avec un panier moyen de 25 euros, environ 200 000 commandes. Il a ironisé sur la disproportion entre ce chiffre et les 212 commandes pointées par les enquêteurs, tout en soulignant la capacité des traces numériques à contredire une situation déclarée.

La séquence de Florian Gazan a été relayée avec un extrait sur les réseaux sociaux, comprenant la phrase : « 212 commande rien qu’en 2012 » et le message indiquant : « Officiellement expatrié à Dubaï, l’ancien milieu de l’OM Samir Nasri coincé par le fisc français à cause de ses commandes Deliveroo à Paris ». (Extrait relayé sur Twitter par @flogazan : https://pic.twitter.com/fmupj2pXIj).

Un redressement contesté et des éléments à vérifier

Le redressement évoqué reste pour l’instant une procédure administrative : il s’agit d’un signalement et d’une contestation possible. Les éléments présentés publiquement proviennent principalement de la chronique radiophonique. À ce stade, il n’est pas établi publiquement que toutes les 212 commandes ont été passées personnellement par Nasri, ni qu’elles suffisent à elles seules à prouver une domiciliation effective en France.

La loi fiscale prend en compte plusieurs critères pour déterminer la résidence fiscale : le lieu du foyer et du séjour principal, l’activité professionnelle, et le centre des intérêts économiques. Les commandes de repas peuvent constituer un élément parmi d’autres, mais ne sont pas automatiquement déterminantes. Dans ce dossier, les autorités semblent toutefois avoir jugé ces traces suffisamment probantes pour engager un redressement d’ampleur.

Samir Nasri n’a pas, à notre connaissance, fait de déclaration publique détaillée répondant point par point aux éléments évoqués dans la chronique. Sa situation fiscale et sa domiciliation à Dubaï restent des éléments sensibles, fréquemment au centre des contrôles lorsque des personnalités déclarent un lieu de résidence à l’étranger tout en conservant des attaches en France.

Ce que dit l’affaire sur la traçabilité des habitudes

Au-delà du cas Nasri, cette affaire illustre la manière dont les traces numériques de consommation peuvent être mobilisées dans des procédures fiscales. Historiques de commandes, données bancaires et géolocalisation forment un corpus d’indices que l’administration peut croiser pour reconstituer des habitudes de résidence.

Quelles que soient les suites du dossier — contestation, requalification ou apurement —, l’affaire rappelle que la domiciliation fiscale ne se réduit pas à une adresse déclarée sur un papier. Elle repose sur une appréciation concrète du lieu de vie et d’activité, et désormais, sur des éléments numériques souvent difficiles à contester sans preuves contraires tangibles.

Reste à savoir si l’ancien footballeur, auteur d’une carrière durant laquelle il a cumulé des revenus importants, choisira de contester ce redressement et avec quels éléments de preuve. Pour l’heure, la révélation des 212 commandes reste l’élément le plus médiatique de l’enquête en cours.

Society News

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Featured Posts

Featured Posts

Chaque jour l’actualité des célébrités, les buzz du moment et les tendances qui font parler. Mode, vie privée, événements et révélations : retrouvez en un clic l’essentiel du monde people et lifestyle.

Featured Posts