Pendant des années, Charlotte Casiraghi a été identifiée par le grand public comme l’une des figures incontournables de la principauté de Monaco. Ce statut de « princesse » a pourtant pesé sur sa quête d’identité. « On a tous envie d’exister pour ce qu’on est, d’avoir sa propre trajectoire. J’ai toujours senti un grand décalage entre ce qu’on pouvait percevoir de moi, une vie très privilégiée, et ce que je vivais intérieurement », a-t-elle confié à RTL.
Pour se détacher de cette étiquette et affirmer une voix singulière, Charlotte Casiraghi a choisi l’écriture. Son premier ouvrage, La Fêlure, est sorti en janvier dernier. Dans ce livre, elle propose une réflexion intime sur la fragilité humaine et développe l’idée que chaque existence est traversée par des lignes de fracture, façonnées autant par l’histoire personnelle que par le contexte social et politique.
Regards sur l’amour et la fragilité
En pleine promotion de La Fêlure, Charlotte Casiraghi est revenue sur sa manière d’être en couple au micro d’Augustin Trapenard, dans l’émission Variétés diffusée sur RTL, le samedi 4 avril. Elle y décrit le couple comme un lieu où les « fêlures » se dévoilent : « C’est souvent dans ces moments-là qu’on perd un peu les pédales, qu’on peut aussi faire des choses qu’on ne ferait pas d’habitude », a-t-elle expliqué, ajoutant qu’il existe parfois « ce grain de folie dans l’amour ».
Sa formulation, volontairement directe, cherche à lier la dimension intellectuelle de son ouvrage à son expérience personnelle. « Pour moi, le couple est un endroit où nos fêlures se révèlent », a-t-elle résumé. Et d’affirmer, avec une pointe d’autodérision : « Je suis toujours un peu tarée quand je suis amoureuse. » Ces confidences, prononcées en promotion d’un livre qui porte sur la vulnérabilité, renforcent l’image d’une auteure qui n’hésite pas à mettre en miroir réflexion théorique et vécu intime.
Un plaisir coupable chanté à pleins poumons
Sur un ton plus léger, l’entretien a également livré une surprise plus prosaïque : Charlotte Casiraghi aime chanter à tue-tête. Interrogée sur ses chansons fétiches pour se libérer, elle a avoué son goût pour Céline Dion. « Ah oui ça je peux carrément chanter, j’adore chanter…. Céline Dion », a-t-elle dit, précisant le titre qui la fait le plus vibrer : « Pour que tu m’aimes encore ».
Elle confie notamment se lâcher particulièrement sur le passage où la chanteuse lance « Je me changerais en or ». Cette confidence, prononcée avec humour, humanise l’image publique de la princesse et rappelle que les plaisirs simples — chanter sous la douche ou dans la voiture — sont partagés malgré les différences de statut.
Lors de l’émission, Charlotte Casiraghi n’a pas hésité à mêler profondeur et autodérision : elle se dit parfois « tarée » quand elle est amoureuse, tout en avouant des joies plus légères comme son goût pour les comédies populaires (elle a évoqué son attachement aux Tuche), ou cet élan vocal pour Céline Dion.
Vie privée et sobriété médiatique
Sur le plan privé, l’auteure partage sa vie depuis environ trois ans avec l’écrivain français Nicolas Mathieu. Cette information a été rappelée dans l’entretien sans que Charlotte Casiraghi n’en fasse un élément central de la conversation : l’essentiel de ses prises de parole portait davantage sur l’écriture, la vulnérabilité et la manière dont les sentiments modèlent l’existence.
En mêlant littérature et confidences people, Charlotte Casiraghi poursuit une trajectoire discrète mais affirmée. Son image publique, longtemps circonscrite à son appartenance à la famille princière, trouve aujourd’hui un prolongement dans un travail d’auteur qui interroge les failles humaines et accepte d’en parler avec franchise — parfois même sur un ton chantant lorsque Céline Dion s’en mêle.


