Rima Hassan dément la présence de drogues synthétiques après sa garde à vue : enquête sur CBD et 3‑MMC, l’eurodéputée prépare une conférence de presse

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Quelques heures après sa mise en liberté, l’eurodéputée de La France insoumise Rima Hassan a pris la parole pour expliquer la présence de produits dans ses effets personnels à l’occasion d’une garde à vue. Deux dossiers distincts sont en cours : l’un lié à un tweet dénoncé comme « apologie du terrorisme », l’autre concernant des substances retrouvées lors d’une fouille.

Procès pour « apologie du terrorisme » et contexte du tweet

Rima Hassan doit comparaître le 7 juillet prochain pour répondre, selon Le Parisien, d’une accusation d’ »apologie du terrorisme ». Cette procédure fait suite à un message publié sur X le 26 mars, qui évoquait Kōzō Okamoto, ancien membre de l’Armée rouge japonaise. Okamoto est pointé comme responsable du massacre de 26 passagers à l’aéroport Ben-Gourion en Israël en 1972, rappelait le quotidien.

La qualification retenue par la justice s’inscrit dans ce contexte précis : ce n’est pas le contenu d’un échange général qui est visé, mais bien le message publié à cette date et l’interprétation qu’en ont fait les autorités.

Découverte de produits dans son sac : les éléments officiels

Au-delà de ce dossier, une seconde enquête a été ouverte après la découverte de plusieurs produits dans le sac de l’eurodéputée, lors de son arrivée au commissariat du 10e arrondissement de Paris. Le parquet a indiqué — selon Le Parisien — que « la fouille des effets de Rima Hassan a révélé la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse) », précisant que ces éléments sont disjoints et feront l’objet d’une procédure distincte.

La mention de la 3MMC, classée comme drogue de synthèse, souligne la gravité potentielle de cette seconde voie d’investigation. Le parquet a indiqué que ces constatations ont conduit à des interrogations lors de la garde à vue, mais a aussi fait savoir que les suites procédurales seront séparées de l’affaire du tweet.

Sur ce point, le dossier paraît encore en phase d’instruction : la simple présence d’éléments « s’apparentant » à ces substances figure dans le constat public, et la procédure suivra les vérifications et analyses scientifiques usuelles.

La réaction de Rima Hassan et la communication publique

À sa sortie, Rima Hassan a démenti les accusations de possession de plusieurs drogues et a précisé, via X, que seule la présence de CBD avait été constatée parmi ses effets personnels. « Ces accusations sont totalement fausses : seule la présence de CBD a été constatée parmi mes effets personnels, ce qui est parfaitement légal et que j’utilise à des fins médicales », a-t-elle écrit, ajoutant qu’elle réservait l’ensemble de ses déclarations à une conférence de presse qu’elle tiendrait avec son avocat.

Elle a aussi dénoncé des « fuites illégales » ayant nourri des accusations publiques avant que les faits ne soient clarifiés. Le message, publié sur X, renvoie vers le fil de ses déclarations : https://t.co/aWiF4IEKIS

Une conférence de presse était prévue le vendredi 3 avril 2026, selon les informations communiquées par l’eurodéputée, où elle et son conseil comptent apporter plus de précisions sur l’ensemble des éléments de l’affaire.

Soutien politique et polarisation médiatique

Rima Hassan n’était pas seule dans sa défense : Jean‑Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, lui a apporté son soutien sur les réseaux sociaux. Dans un message relayé publiquement, il a accusé une manœuvre visant à « persécuter les militants de la défense des Palestiniens » et a dénoncé « la boucle française habituelle justice‑police‑média ».

« Ni motif de garde à vue (mais la dénonciation d’un député RN), ni drogue en dépit d’une fuite organisée de la police sur les médias qui se sont dépêchés de la diffuser sans vérifier. La boucle française habituelle justice-police-média pour persécuter les militants de la défense des Palestiniens. Minable », a-t-il écrit, mettant en lumière l’impact politique et médiatique immédiat de l’affaire.

Le climat entourant cette affaire apparaît tendu, entre procédures judiciaires et réactions politiques. À ce stade, deux lignes d’enquête sont explicitement ouvertes : l’une liée au contenu du tweet et à la qualification d’ »apologie du terrorisme », l’autre à la découverte de substances dans les effets personnels de l’élue, avec des procédures distinctes annoncées par le parquet.

Les éléments scientifiques et la conférence de presse à venir devraient permettre d’éclaircir certains points. Pour l’instant, la justice poursuit ses vérifications et les acteurs politiques continuent de se positionner publiquement.

Society News

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