Nagui visé par la commission d’enquête : 1,5 M€/an pour N’oubliez pas les paroles, plainte et débat sur rémunération, neutralité et transparence

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Audition tendue à l’Assemblée : Nagui face aux questions de la commission

C’est devant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, lancée en novembre dernier à l’Assemblée nationale, que Nagui a été entendu le 1er avril. L’audition du présentateur, connu pour Taratata et N’oubliez pas les paroles, a pris une tournure tendue avec le rapporteur Charles Alloncle (Hérault, Union des droites pour la République), qui lui a reproché notamment son niveau de rémunération et son rapport aux fonds publics.

Le député, déjà très critique sur les déclarations publiques faites en décembre 2025, avait affirmé sur YouTube que Nagui était « la personne, sur les dix dernières années, qui s’est le plus enrichie sur l’argent public, devant n’importe quel patron d’entreprise publique, devant n’importe quel ministre ou président de la République ». Dans la foulée de ces accusations, l’animateur a déposé plainte contre X, selon les informations présentées lors de l’audition.

Selon Charles Alloncle, des documents fournis par France Télé indiqueraient que « le salaire de Nagui pour ce jeu (NPLP) était de 2 500 euros par jeu de 30 minutes, soit 1,5 million d’euros par an pour cette seule émission ». Nagui a répliqué en affirmant ne pas percevoir de salaire de la part de France Télévisions, mais uniquement de la société de production Banijay.

Neutralité politique et réactions sur RMC

Au-delà des questions financières, la commission a aussi abordé la question de la neutralité politique de l’animateur, invoquée à plusieurs reprises par les députés. Sur ce point, Nagui a assuré n’avoir « jamais » appelé à voter pour tel ou tel candidat à l’antenne. Il s’est défendu en affirmant : « Je pense avoir le droit de m’exprimer, d’avoir signé sur un front républicain. Sans pour autant me servir des antennes du service public. Je n’ai jamais, à l’antenne, dit pour qui voter. » #DirectAN

L’audition a suscité de nombreux commentaires, notamment dans l’émission Les Grandes Gueules sur RMC le 2 avril. L’avocate et chroniqueuse Sandrine Pégand n’a pas mâché ses mots en réagissant aux éléments financiers mis en avant par la commission et aux explications de l’animateur.

« Pour animer un karaoké, pas mal », a-t-elle lancé, visiblement ironique sur le montant évoqué. « C’est un karaoké que je ne regarde pas mais que je paye apparemment. Je suis contente de savoir que je paye les résidences secondaires de Nagui qui, par ailleurs, est un homme de gauche. »

Elle a poursuivi en reprochant à Nagui une position parfois claire contre certains partis : « Moi ce qui m’a un peu agacé dans son audition c’est qu’il dit que : “jamais, jamais”, il n’a tenu de propos politiques en appelant à voter pour tel ou tel … Non, sauf qu’il dit clairement pour qui il ne faut pas voter. »

Sur les réseaux, la séquence a aussi été relayée avec des accroches condensées : « Pour animer ‘N’oubliez pas les paroles’, Nagui touche 1,5 million d’euros par an 🎙️ » accompagnée de la citation de Sandrine Pégand : « Pour animer un karaoké? Pas mal! Je suis contente de savoir que je paye les résidences secondaires de Nagui, qui par ailleurs est un homme de gauche » #GGRMC (tweet cité dans les échanges publics).

Un débat qui interroge la place des animateurs et des producteurs

L’affaire met en lumière les lignes de partage entre rémunération des personnalités, rôle des sociétés de production et financement du service public. Les chiffres avancés — en particulier l’estimation de 2 500 euros par émission et 1,5 million d’euros annuels pour N’oubliez pas les paroles — ont alimenté les échanges, mais la nature exacte des contrats et des paiements reste au cœur de la discussion entre la commission, les protagonistes et les documents fournis par les différents acteurs.

Nagui a insisté sur le fait de ne pas être salarié de France Télévisions pour ces émissions et a mis en avant son droit d’expression personnelle sans usage des antennes publiques pour des appels au vote. À ce stade, la plainte contre X déposée par l’animateur témoigne de la volonté de défendre sa réputation face aux accusations, tandis que la commission poursuit son travail d’auditions pour éclairer le rôle et le financement des acteurs de l’audiovisuel public.

Les débats autour de cette audition montrent combien les questions de transparence, de neutralité et de périmètre financier entre producteurs, animateurs et diffuseurs restent sensibles, tant pour les élus que pour les auditeurs et téléspectateurs.

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