L’animateur et podcasteur Guillaume Pley a fait l’objet de menaces de mort, conduisant à l’interpellation d’un homme de 33 ans, a indiqué le parquet de Paris, information relayée par Le Parisien. L’auteur présumé a été placé en garde à vue après une plainte déposée le 27 mars par l’animateur.
Les faits et l’interpellation
Selon Le Parisien et les éléments transmis par le parquet, l’opération a été menée par la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, unité spécialisée dans les dossiers visant des personnalités publiques. Les enquêteurs seraient intervenus à la suite de la plainte déposée le 27 mars.
Lors de la garde à vue, des messages et vidéos menaçants auraient été relevés. Le trentenaire a notamment proféré des propos explicites : « Je vais tuer Guillaume Pley », « Je vais le faire sur la tête de mon père », et « Je vais te mettre du plomb dans le crâne t’es où fils de pute ». Il aurait aussi déclaré : « Si je viens chez vous je vous bute ». Des armes factices, des pistolets et des armes d’épaule, auraient été saisies lors de la perquisition à son domicile, d’après le même récit.
Initialement convoqué en comparution immédiate le 30 mars, l’auteur présumé n’a finalement pas été jugé ce jour-là : « alors qu’il devait être jugé en comparution immédiate le 30 mars, un renvoi a finalement été décidé », précise Le Parisien dans son article publié le 1er avril 2026. L’individu devrait être jugé lors d’une audience prévue en juin. Entre-temps, il a été placé sous contrôle judiciaire.
Profil du suspect et contexte
Le parquet évoque un homme originaire de la région lyonnaise. Selon les éléments publiés, ce dernier aurait réalisé, depuis l’année précédente, « de très nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux, en se mettant en scène avec des armes de poing et d’épaule factices ».
Le dossier comporte également une dimension de contexte professionnel et artistique. Le parquet indique que le plaignant, Guillaume Pley, aurait « inventé un personnage pour un sketch près de quinze ans auparavant, et reçoit depuis des menaces de la part d’un homme portant le même prénom que son personnage imaginaire ». Le Parisien avance qu’il pourrait s’agir d’« Alphonse le pervers », un personnage récurrent de la période où Guillaume Pley travaillait sur NRJ. Cette piste semble expliquée comme un élément de la genèse des hostilités, sans toutefois être confirmée de façon définitive dans les documents judiciaires publiés.
Procédure judiciaire et volet médical
Placée sous contrôle judiciaire, la personne mise en cause se voit interdire de se rendre à Paris, ville de résidence de la victime, précise le parquet. Lors de l’audience prévue en juin, la question de son état de santé mentale pourrait être examinée, la magistrature notant des « troubles schizophréniques » chez le suspect. Ces troubles, s’ils sont confirmés et reconnus par l’expertise médicale, pourraient avoir une incidence sur l’appréciation de sa responsabilité pénale et, par conséquent, sur la peine éventuelle.
Sur le plan pénal, les menaces de mort sont passibles, en droit français, d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Le parquet devra, dans les prochaines semaines, préciser la qualification exacte des faits et décider des suites à donner en fonction des investigations et des expertises éventuelles.
Ce dossier mêle éléments numériques, vidéos publiques et déclarations directes, ce qui a conduit à la mobilisation d’une unité spécialisée. Les auditions et la procédure d’expertise prévues pour l’été détermineront le calendrier judiciaire et l’ampleur éventuelle des poursuites.


