Vendredi 20 mars, Antoine de Caunes était l’invité de Mohamed Bouhafsi dans le numéro du vendredi de C à vous sur France 5. L’occasion, au-delà de la promotion du huitième numéro du magazine Vieux, d’aborder la mort de Bruno Salomone, décédé ce même jour à l’âge de 55 ans des suites d’un cancer.
Présence sur le plateau et contexte de l’émission
Habituée du lundi au jeudi, Anne-Élisabeth Lemoine (55 ans) laisse la place le vendredi et le samedi à Mohamed Bouhafsi (33 ans), qui animait le programme ce 20 mars. Parmi les invités, figuraient notamment le duo Bigflo & Oli, venu présenter leur album Karma, disponible depuis le 13 mars, ainsi qu’Antoine de Caunes, présent pour parler du magazine Vieux.
Ce trimestriel, lancé en 2024, publie son huitième numéro début mars, avec Karin Viard et Judith Magre en couverture. Le ton revendiqué du magazine, décrit par son conseiller éditorial et rédacteur à l’AFP, se veut irrévérencieux et propose « de faire un pas de côté » dans une époque marquée selon eux par le jeunisme et l’immédiateté.
Le coup de gueule d’Antoine de Caunes après la disparition de Bruno Salomone
Sur le plateau, Antoine de Caunes est revenu sur la carrière de Bruno Salomone et sur la manière dont son décès a été couvert médiatiquement. Le comédien et humoriste avait marqué le public par ses rôles, notamment au sein du groupe « Les Nous C Nous » aux côtés de Jean Dujardin, par l’« Igor d’Hossegor » dans Brice de Nice et par le personnage de Denis Bouley dans la série Fais pas ci, fais pas ça.
Visiblement ému, Antoine de Caunes a livré un réquisitoire sur la reconnaissance tardive dont, selon lui, a fait l’objet Bruno Salomone : « Je suis désolé qu’il faille mourir pour faire la Une de Paris Match. Il aurait mérité de l’avoir bien avant […] Il n’a pas eu la carrière et la reconnaissance qu’il méritait, très sincèrement », a-t-il déclaré les yeux embués.
Sa prise de parole a insisté sur ce sentiment d’injustice professionnelle : pour de Caunes, Salomone n’avait pas obtenu la visibilité et la reconnaissance institutionnelle à la hauteur de son talent, une critique adressée au système médiatique et à la manière dont les carrières sont souvent valorisées après un décès.
Une cérémonie publique annoncée
La semaine suivant le décès, une messe en hommage à Bruno Salomone sera célébrée le lundi 23 mars à 10 heures en l’église Saint-Anne de Polangis, à Joinville-le-Pont. Il sera ensuite inhumé dans le cimetière de la commune. La cérémonie a été annoncée comme ouverte au public, permettant aux admirateurs et collègues de rendre un dernier hommage.
À travers les hommages exprimés sur les plateaux et dans la presse, se dessine le portrait d’un acteur et humoriste reconnu pour des personnages marquants, mais dont la trajectoire suscite des discussions sur la reconnaissance et les temporalités médiatiques.
Au-delà de la tristesse suscitée par cette disparition, l’intervention d’Antoine de Caunes sur France 5 a ravivé un débat récurrent : celui de la manière dont la notoriété se construit, se mesure et parfois se révèle trop tard pour ceux qui l’ont façonnée.


