On la connaît pour sa voix puissante, ses textes engagés et sa franchise. Mais Amel Bent a aussi une cause qui la touche profondément : la condition animale. Invitée sur le podcast Conversation avant la fin du monde de Julia Layani, la chanteuse, coach de The Voice et membre des Enfoirés, a expliqué la règle stricte qu’elle applique chez elle concernant les zoos.
Une conviction familiale et assumée
Sans détour, Amel Bent expose sa position : « Si mes enfants veulent aller au zoo, ils vont pas au zoo ». La chanteuse dit appliquer cette interdiction jusque dans les sorties scolaires. « Quand il y a des sorties, ils y vont pas. Ils ont jamais été dans un zoo, ils savent pas ce que c’est », confie-t-elle.
Pour elle, l’idée d’animaux sauvages enfermés dans des enclos, arrachés à leur milieu naturel, est indéfendable. Sa philosophie est simple et cohérente : observer la faune ne doit pas signifier la contraindre. « On économise, on prend un billet d’avion, on va les voir dans leur milieu naturel », explique-t-elle. À défaut, elle estime que la télévision ou les documentaires sont des alternatives acceptables : « Sinon c’est pas la peine. Tu les regardes à la télé ou on les regarde dans les docus, mais pas dans un zoo. »
Ce choix éducatif suppose des efforts financiers et logistiques. Amel Bent le présente toutefois comme un investissement de valeurs. Éduquer ses enfants au respect du vivant, pour elle, commence par refuser de considérer l’animal comme un simple objet de divertissement.
Émotion et admiration pour la nature
Au-delà de l’argument éthique, c’est une émotion réelle qui transparaît lorsque la chanteuse parle des animaux. Elle avoue nourrir un rêve très personnel : voir un ours blanc dans son habitat naturel. « Mon rêve, j’ai envie de voir un ours blanc. Je peux pleurer », confie-t-elle, visiblement émue à l’évocation de cette image.
Cette confidence révèle une facette sensible de l’artiste, contrastant avec la femme publique souvent perçue comme énergique et directe. Amel Bent affirme ressentir de l’émerveillement mais aussi de la peine face à la menace qui pèse sur certaines espèces. Sa réponse est donc double : engagement moral à la maison et désir d’approcher la nature sans la déranger.
La chanteuse précise néanmoins que ses enfants ont la possibilité de découvrir les animaux, mais selon des modalités strictes. Ils doivent se rendre directement dans les habitats naturels si l’on veut qu’ils observent véritablement la faune, ou bien regarder des documentaires quand un déplacement n’est pas envisageable.
Dans cet état d’esprit, l’interdiction des zoos n’apparaît pas comme un interdit arbitraire, mais comme une ligne pédagogique : apprendre le respect du vivant en évitant le spectacle de l’animal confiné.
Amel Bent est maman de trois enfants, dont elle évoque régulièrement l’éducation. Leurs prénoms et dates de naissance, telles qu’énoncées dans l’entretien, sont : Sofia, née le 4 février 2026 ; Hana, née le 17 octobre 2017 ; et Zayn, né le 4 avril 2022.
En restant fidèle à ses convictions, la chanteuse illustre une posture de célébrité qui mêle engagement personnel et pédagogie familiale. Son discours, relayé par le podcast, invite à une réflexion sur les manières d’approcher la nature et sur les choix éducatifs que font les parents confrontés à des préoccupations environnementales et éthiques.


