La décision de plusieurs expatriés et influenceurs de quitter Dubaï ces derniers jours sans emmener leurs animaux de compagnie a déclenché une vive polémique. Au centre des critiques : Maddy Burciaga, qui a quitté les Émirats avec son compagnon Benjamin Samat et leur fils Andrea, et dont la chienne Maya est restée en garde sur place. Les échanges publics entre personnalités ainsi que les réactions d’associations de protection animale ont enflammé les réseaux sociaux.
Contexte : départs d’influenceurs et hausse des abandons
Le conflit débuté le 28 février a entraîné une montée des tensions dans le Golfe. Les pays de la région, dont les Émirats arabes unis et la ville de Dubaï, ont fait l’objet d’interceptions de missiles et de drones. On estime que 40 000 à 50 000 Français vivent à Dubaï, parmi lesquels figurent de nombreux influenceurs — Nabilla, Caroline Receveur, Maeva Ghennam, ou encore Maddy Burciaga — qui se sont installés ces dernières années.
Lorsque certains d’entre eux ont demandé à être rapatriés, la réponse du public a d’abord été moqueuse, puis plus critique. Des associations de protection animale ont signalé une augmentation notable du nombre d’animaux abandonnés, et sur les réseaux sociaux la polémique a rapidement pris de l’ampleur : plusieurs internautes et ONG ont reproché à des expatriés de partir sans leurs compagnons à quatre pattes.
La réaction de Sophie Tapie et la riposte de la Ligue des Animaux
Parmi les personnalités qui ont réagi, la chanteuse Sophie Tapie a été particulièrement virulente. Dans la légende d’un article de Paris Match évoquant la situation de Maddy Burciaga, elle a commenté sèchement : « Ils ne méritent pas leurs animaux. Abrutis », formulation reprise sur les réseaux.
La critique publique ne s’est pas limitée aux commentaires de personnalités. Sur X, la page de la Ligue des Animaux a pris position en ciblant la gestion de la situation par certains influenceurs. Le message, relayé publiquement, affirme : « Un chien, lui, ne quitterait jamais son humain pour sauver sa peau. Les chiens sont prêts à traverser une guerre pour rester avec leurs humains. C’est toute la différence entre la loyauté… et le confort […] Allez demander une stratégie ou une réflexion poussée à ce genre de personne superficielle, c’est peine perdue. Honte sur elle. »
Ce que dit Maddy Burciaga
Maddy Burciaga, âgée de 33 ans, a répondu aux attaques en stories Instagram le 11 mars. Elle a d’abord exprimé son exaspération : « Vous êtes complètement barjots », a-t-elle lancé aux internautes qui l’accusent d’avoir abandonné son chien. « À aucun moment j’abandonnerais mon chien, c’est mon bébé. Il fait partie de notre famille, c’est comme une personne à part entière. Ce n’est pas un jouet. »
La jeune femme a expliqué que la décision de laisser Maya à Dubaï était liée à des contraintes pratiques : emmener l’animal à l’étranger demandait des démarches administratives qu’elle juge « trop compliquées ». Elle a décrit les dispositions prises pour la chienne : garde par une nounou qui vit avec eux et s’occupe de Maya toute la journée, recours habituel à un chenil à Dubaï lorsqu’ils partent, et accueil par des amis propriétaires d’animaux quand ils quittent la ville. « Maya n’est jamais seule, elle a une superbe vie », a insisté Maddy, ajoutant que beaucoup seraient jaloux du confort de son chien.
Face aux critiques, elle a tenté de clarifier que cette situation n’était pas comparable à un abandon mais plutôt à une garde organisée, similaire à celle pratiquée par de nombreux propriétaires en vacances.
Une controverse aux contours incertains
La polémique pose des questions sur la responsabilité des propriétaires face à des situations d’urgence et sur la communication publique des personnalités exposées. Les propos de Sophie Tapie et de la Ligue des Animaux traduisent une colère palpable, tandis que Maddy Burciaga défend ses choix en soulignant les conditions de garde mises en place pour Maya.
Reste que, à ce stade, il n’est pas possible de trancher définitivement sur la bonne foi ou les intentions des uns et des autres. Les éléments factuels — voyage vers l’île Maurice avec Benjamin Samat et leur fils, maintien de la chienne Maya en garde à Dubaï, déclaration de Maddy en story le 11 mars — sont établis. Mais l’impact réel de ces choix sur le bien‑être des animaux et la responsabilité morale des propriétaires en période de crise continuent d’alimenter le débat public.


