Dans une interview accordée à La Tribune Dimanche, l’actrice Isabelle Adjani a exprimé sa gratitude envers Donald Trump pour une action au Moyen-Orient qu’elle présente comme ayant abouti à l’assassinat du chef suprême iranien. Marraine de la 28e édition du Printemps des Poètes, qui s’ouvrait le lundi 9 mars, l’actrice de 70 ans a dit se réjouir de l’événement et a livré des propos qui ont immédiatement divisé l’opinion publique.
Des déclarations tranchées et assumées
Isabelle Adjani, connue pour son franc-parler, n’a pas hésité à qualifier la situation de « apocalyptique » tout en affirmant que l’action engagée par Donald Trump répondait, selon elle, à une urgence. « Je me réjouis de ce qui se passe en Iran. Mon Dieu, on attendait ça ! » a-t-elle déclaré lors de l’entretien. Elle confie aussi avoir été saisie par la peur face à l’ampleur de la crise iranienne : « J’ai eu tellement peur qu’il n’y aille pas du tout (…) Il ne faut pas se laisser intimider par cette notion de droit international que ce régime de monstres intégristes n’a jamais respecté ».
Ces mots s’inscrivent dans un discours de rupture, où l’actrice dit accueillir favorablement ce qu’elle perçoit comme une opportunité de changement. Dans l’interview, elle évoque des répercussions régionales, citant notamment le Koweït, le Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar, et considère que l’intervention pourrait permettre l’émergence d’un « mouvement sain » à partir de ce qu’elle décrit comme « le plus improbable ».
Comparaisons et affirmations sur l’avenir de l’Iran
Adjani a pris soin de distinguer la situation iranienne d’autres conflits régionaux. « Ces journalistes qui disent que ça va donner la même chose qu’en Syrie, en Afghanistan ou en Libye ont tort », a-t-elle affirmé, estimant que le peuple iranien est « tellement évolué, tellement érudit, tellement fantastique, tellement raffiné ». Elle ajoute que ce seraient « eux qui feront la peau aux Frères musulmans », formule qui a contribué à l’émoi autour de ses propos.
Ces affirmations, rapportées telles quelles par La Tribune Dimanche, montrent une lecture optimiste et volontariste d’Adjani sur l’avenir politique de l’Iran. Elles contiennent toutefois des jugements très nets et des images tranchées qui ont alimenté la polémique, en particulier sur la manière d’évoquer des questions de souveraineté, de droit international et de violence politique.
Polémique sur les réseaux sociaux et questions juridiques
Les déclarations d’Isabelle Adjani ont rapidement suscité des réactions contrastées sur les réseaux sociaux. Certaines prises de position vont de l’approbation à la condamnation ferme, et plusieurs internautes ont demandé des poursuites. Un internaute s’est ainsi interrogé : « Il faut porter plainte contre ces propos. Quelles lois Isabelle Adjani est‑elle susceptible de violer en tenant ce genre de propos ignobles ? »
Face à cette demande, l’intelligence artificielle de la plateforme X a répondu, selon la transcription reprise dans l’article : « Aucune infraction n’est caractérisée ; une plainte n’aboutirait pas ». Cette intervention automatisée a elle aussi été commentée et citée dans les échanges en ligne, amplifiant la discussion sur la frontière entre liberté d’expression et incitation à la violence.
Adjani, qui traverse depuis plusieurs années des affaires judiciaires personnelles, a assumé ses prises de position dans l’entretien. Le mélange de considération artistique — elle est marraine du Printemps des Poètes — et d’opinions politiques a rendu la réception de ses propos d’autant plus contrastée parmi le public et les professionnels des médias.
Qu’il s’agisse de l’appréciation d’un chef d’État, de l’analyse d’une crise internationale ou de l’appel implicite à un changement de régime, les mots employés par une personnalité publique comme Isabelle Adjani provoquent inévitablement débat. Les réactions observées illustrent la tension entre la dimension symbolique de la parole d’une artiste et les enjeux géopolitiques sensibles qu’elle a évoqués.


