Laurence Ferrari accusée d’influencer et censurer les contenus de Prisma Media : tensions en rédactions après le rachat Bolloré et le plan de 240 départs

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Une enquête du média Les Jours attribue à Laurence Ferrari, journaliste de 59 ans, une influence informelle mais pesante chez Prisma Media, groupe propriétaire de titres comme Télé Loisirs, Voici ou Capital. Selon plusieurs journalistes interrogés par Les Jours, l’animatrice de CNews et d’Europe 1 — qui est aussi présentée comme présidente du Journal du Dimanche et éditorialiste pour des médias de l’empire Bolloré — interviendrait dans les contenus éditoriaux de ces magazines, malgré l’absence de toute fonction officielle au sein du groupe.

Ce que rapporte l’enquête

Les Jours affirme, sur la base de témoignages anonymes de salariés de Prisma, que Laurence Ferrari corrigerait voire censurerait des articles dans plusieurs titres grand public, citant des interventions allant des magazines féminins à la presse people, comme Voici ou France Dimanche. Le média publie des propos de journalistes qui décrivent une présence « en sous-marin » et une capacité à trancher sur ce qui doit paraître ou non.

Plusieurs citations recueillies par Les Jours traduisent l’exaspération de certains collaborateurs. L’un d’eux déclare : « C’est la boss, et elle se comporte comme telle. Elle décide : ça c’est oui, ça c’est non ». Un autre, plus direct, confie : « Franchement, c’est la pire ». Ces témoignages, fournis sous couvert d’anonymat, dressent le portrait d’un climat de rédaction tendu, où des interventions extérieures seraient perçues comme pesantes.

Contexte : acquisitions et vagues de départs

Le groupe Prisma a été racheté en 2021 par Vincent Bolloré, acquisition qui avait déjà provoqué le départ d’environ soixante journalistes à l’époque. Prisma rassemble des titres bien connus du grand public, chacun disposant de ses rédacteurs en chef et de ses équipes éditoriales. Le rachat et les réorganisations qui ont suivi sont, selon le récit des salariés, le terrain sur lequel ces tensions se sont exacerbées.

À cette pression interne s’ajoute une nouvelle annonce de la direction : un plan de départ pouvant concerner jusqu’à 240 personnes, soit environ un tiers des effectifs. La direction du groupe a confirmé ces chiffres, qui constituent la troisième vague de départs en deux ans. Pour les journalistes interrogés par Les Jours, la multiplication des restructurations et la présence d’intervenants extérieurs sont des facteurs d’accroissement du malaise au sein des rédactions.

Les témoignages signalent une inquiétude concrète : l’intervention régulière d’une personnalité extérieure aux postes de décision officiels, même si elle est liée par ailleurs à l’empire Bolloré, pèse sur les pratiques rédactionnelles et sur le moral des équipes. Certains salariés se demandent si ces interférences ne pousseront pas davantage de journalistes à partir.

Positions et limites des informations disponibles

Il est établi dans l’enquête que Laurence Ferrari occupe plusieurs rôles médiatiques — animatrice et éditorialiste — et qu’elle est liée à des médias de Vincent Bolloré. En revanche, Les Jours souligne l’absence de statut officiel de Ferrari chez Prisma : selon l’article, elle ne détient aucun poste formel au sein du groupe. Les allégations reposent principalement sur des témoignages anonymes et des récits internes, ce qui explique la prudence dans la présentation des faits.

Les propos présentés proviennent de sources citées par Les Jours et mettent en avant le vécu et la perception de salariés. Ils rendent compte d’un climat professionnel dégradé mais ne documentent pas nécessairement l’ensemble des interactions ni la nature exacte de chaque intervention. La direction du groupe a confirmé les chiffres du plan social, mais les discussions sur l’influence informelle décrite restent, à ce stade, fondées sur des témoignages internes divulgués au média enquêteur.

Qu’il s’agisse de politiques éditoriales, de choix de publication ou d’un rapport de pouvoir réel ou perçu, la situation décrite par Les Jours illustre les tensions qui traversent aujourd’hui certaines rédactions de presse magazine françaises, entre recompositions de groupes, stratégies d’influence et inquiétudes sur l’avenir des équipes journalistiques.

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