Ce dimanche 29 mars 2026, Véronique Sanson était l’invitée de Laurent Delahousse dans le magazine 20h30, le dimanche. Au cours d’un entretien intime, la chanteuse est revenue sur sa relation avec Michel Berger et sur le choix qui l’a conduite à partir pour Stephen Stills, un épisode qu’elle a raconté avec émotion et remords.
L’aveu d’une disparition qui a tout changé
Interpellée par une anecdote souvent rapportée, Véronique Sanson a confirmé la scène : « On raconte qu’un soir, vous êtes avec Michel Berger et vous lui dites : ‘Je vais chercher des allumettes et des cigarettes’. Vous n’êtes jamais revenue », a rappelé Laurent Delahousse, qui citait un épisode devenu légendaire de leur histoire.
Sans détour, la chanteuse a reconnu sa responsabilité et exprimé son regret. « Je m’en veux parce que j’ai été lâche pour ne pas dire à Michel que j’étais tombée amoureuse d’un autre homme », a-t-elle déclaré, résumant en peu de mots l’ambivalence et la douleur de cette période.
Elle a expliqué la singularité des deux hommes qui ont partagé sa vie et pourquoi son choix s’est porté sur Stephen Stills : « Si j’avais pu les aimer tous les deux en même temps… parce que c’était exactement l’opposé. Michel était super sage et moi j’avais besoin du feu. Stephen était le cow-boy donc moi, évidemment, crétine je me suis fait avoir ». Ces mots traduisent la complexité d’un coeur partagé et la conscience, a posteriori, d’une décision qui a eu des conséquences durables.
Une histoire d’amour, puis la confrontation à la réalité
Véronique Sanson a finalement épousé Stephen Stills en 1973. Le couple a eu un fils, mais la relation, loin des paillettes, s’est rapidement dégradée. La chanteuse a évoqué un climat de violences au sein du couple, qui a conduit au divorce en 1980 après plusieurs années difficiles.
Après la séparation, Véronique Sanson s’est battue pour obtenir la garde de son enfant. Ces quelques lignes de son parcours rappellent combien les trajectoires personnelles peuvent être tumultueuses, même pour des artistes adulés du public.
Lors de l’émission, l’entretien est devenu plus poignant lorsque des images de Michel Berger ont été projetées. La chanteuse a été profondément émue, allant jusqu’aux larmes face aux archives et aux souvenirs partagés.
« On s’éclatait, on avait le même sens de l’humour, on avait la même écriture, on était jumeaux, j’avais l’impression », a-t-elle dit en évoquant leur complicité artistique et humaine. Elle a aussi raconté, sur un ton plus léger, comment elle aimait le taquiner : « Je me moquais de lui tout le temps parce qu’il conduisait comme un pied la voiture ». Ces images et ces mots ont montré une relation faite de rires, de connivence et aussi de blessures.
Un témoignage sans fard
Tout au long de l’entretien, Véronique Sanson a parlé avec franchise de ses erreurs et de ses regrets. L’aveu de s’être montrée « lâche » en ne révélant pas immédiatement son amour pour un autre homme renvoie à la difficulté des ruptures et au poids du silence.
Si l’anecdote des allumettes et des cigarettes appartient désormais à l’histoire chérie du public, la manière dont elle en parle révèle la complexité des sentiments et l’évolution d’une artiste qui, près d’un demi-siècle plus tard, mesure encore les conséquences de ses choix.
L’extrait partagé sur les réseaux sociaux par l’émission illustre ce passage marquant de l’entretien : « Je m’en veux parce que j’ai été lâche pour ne pas dire à Michel que j’étais tombée amoureuse d’un autre homme » — Véronique Sanson raconte le jour où elle a quitté Michel Berger #20h30LeDimanche @LaurentDelahous pic.twitter.com/pKLIStL9Ds
En revenant sur ces moments, Véronique Sanson a offert au public un témoignage mêlant pudeur et lucidité, rappelant que derrière les chansons et les succès se jouent parfois des tragédies personnelles et des choix qui marquent une vie.
La rencontre avec Laurent Delahousse a permis de redonner une voix à ces souvenirs, et d’entendre, sans fard, la façon dont une artiste resitue aujourd’hui des épisodes déterminants de son histoire affective et professionnelle.


