Maxime Chattam s’est livré avec une rare sincérité lors de sa récente intervention dans La Maison des Maternelles. L’écrivain, célèbre pour ses thrillers sombres et psychologiques, a abordé la parentalité, ses inquiétudes de père et l’éducation qu’il souhaite transmettre à Peter et Abbie, ses deux enfants. Cette prise de parole intervient quelques mois seulement après l’annonce de sa séparation avec Faustine Bollaert, animatrice de Ça commence aujourd’hui, information déjà évoquée publiquement par les intéressés.
Un père attentif aux risques idéologiques
Sur le plateau, Maxime Chattam n’a pas esquivé les sujets sensibles. Interrogé sur la manière dont il élève ses enfants, il a rapidement recentré le débat sur des enjeux sociaux plus larges, évoquant la montée de certains discours radicaux qui l’inquiètent.
« On a beau leur donner toutes les clés pour devenir des adultes, on espère épanouis, il va falloir y arriver », a-t-il déclaré, résumant la tension entre espoir et réalisme qui traverse son discours. Très préoccupé par les débats autour du masculinisme, il a avoué que cette idéologie représente pour lui une véritable crainte en tant que père d’un garçon.
« Moi j’ai un fils. Si un jour il se montrait masculiniste, je me dirais que c’est un échec en tant que père », a-t-il ajouté, mettant en lumière l’émotion personnelle qui accompagne ses réflexions. Plutôt que d’opter pour un ton moralisateur, il a détaillé sa méthode éducative, axée sur la discussion et la transmission d’outils de compréhension du monde.
« Oui, j’ai des peurs à ce niveau-là, mais je les encadre, je leur parle beaucoup, j’essaie de leur donner des clés de compréhension du monde. J’essaie de ne pas leur dire comment il faut penser… » a-t-il affirmé, insistant sur la volonté d’accompagner sans imposer.
Entre humour et sérieux : l’héritage qu’il souhaite laisser
La conversation s’est ensuite recentrée sur la notion d’héritage. On a demandé à l’auteur ce qu’il redouterait le plus de transmettre à ses enfants. Sa réponse a détendu l’atmosphère : « Mes pieds ! », a-t-il lancé, provoquant les rires sur le plateau.
Cette pointe d’autodérision contraste avec la gravité des thèmes abordés précédemment. Elle illustre le désir de Maxime Chattam de mêler légèreté et profondeur lorsqu’il parle de sa famille. Mais au-delà de la plaisanterie, son message est limpide : il accorde davantage d’importance à l’héritage moral, intellectuel et humain qu’à l’héritage exclusivement génétique.
Sur le plan éducatif, l’auteur semble privilégier l’autonomie intellectuelle de ses enfants. Plutôt que de dicter une pensée unique, il préfère leur donner des repères et des outils pour analyser le monde par eux-mêmes. Ce positionnement traduit une volonté de les préparer à affronter des opinions contradictoires sans céder à la peur.
Il est également notoire que l’écrivain n’a pas cherché à dramatiser son rôle. Sa tonalité mêle lucidité et bienveillance, rappelant que la parentalité reste, pour lui, un travail quotidien d’accompagnement et d’écoute.
Une publication partagée via Instagram
Enfin, il est mentionné qu’il a partagé une publication via Instagram, information reproduite telle quelle. Le contenu exact de cette publication n’a pas été détaillé lors de l’émission.
En résumé, Maxime Chattam a livré une intervention à la fois personnelle et engagée. Entre craintes lucides sur les dérives idéologiques et volonté de transmettre des outils de pensée, l’auteur a proposé une vision nuancée de la paternité. Ses propos, ponctués d’autodérision, reflètent la complexité d’un parent soucieux d’offrir à ses enfants un cadre à la fois protecteur et stimulant.


