C’était il y a presque un an : le 28 janvier 2025, l’une des figures les plus connues du PAF, Catherine Laborde, est décédée à 73 ans des suites d’une maladie à corps de Lewy. À l’approche de cet anniversaire, la mémoire de la présentatrice fait l’objet d’un nouveau débat familial et public, déclenché par la publication d’un livre signé de son ex-mari, Thomas Stern.
Un livre qui ravive les tensions familiales
Le 22 janvier dernier, les éditions Robert Laffont ont publié Y a-t-il une vie après ta mort ? de Thomas Stern. Selon l’éditeur, l’ouvrage « raconte l’affrontement de la maladie à deux, l’extrême résilience qu’aider exige, la tendresse, inébranlable, qui permet de tenir, mais aussi leurs solitudes qui cohabitent, sa détresse, la rage qui parfois le submerge ».
Depuis sa sortie, le livre provoque l’ire d’une partie de la famille de Catherine Laborde. Sa sœur Françoise et d’autres proches estiment que le récit porte atteinte à la mémoire de la journaliste. Ils qualifient l’ouvrage de « déplacé », « vulgaire », « mensonger ». Sur le réseau X et dans des entretiens accordés à la presse, Françoise a pris la parole pour dénoncer ce qu’elle considère comme une utilisation indue de la vie privée de Catherine, à un moment où la famille s’apprêtait à lui rendre hommage.
Le 25 janvier, Françoise a également accepté l’invitation du journaliste David Barbet pour l’émission Censuré diffusée sur YouTube. L’entretien a confirmé l’ampleur du désaccord au sein de l’entourage de l’ancienne figure du petit écran et a permis d’entendre, sans détour, la version des proches.
Les conditions d’accompagnement de Catherine, point de rupture
Dans cet échange, Françoise est revenue sur la réalité des soins et de l’accompagnement lors des dernières années de Catherine. Elle a tenu à souligner que Thomas Stern n’était pas « l’aidant parfait ». « Ce sont ses filles — Gabrièle et Pia — qui se sont relayées au chevet de ma sœur pendant trois ans », a-t-elle déclaré.
Selon elle, Thomas Stern inquiétait Catherine : « Il lui faisait peur et c’est Catherine qui a souhaité qu’il s’éloigne ». Françoise a insisté sur le fait que, dans les derniers temps, Catherine souhaitait n’être entourée que de ses filles et de ses sœurs, pour se sentir protégée.
Une aide-soignante porte plainte : des accusations rapportées
Autre élément ayant envenimé la situation : la plainte d’une aide-soignante évoquée par la famille et reprise par Le Parisien. Dans le livre, cette professionnelle est nommée Cindy. Thomas Stern reconnaît qu’elle a joué « un rôle très positif dans la fin de sa vie », mais son portrait dans l’ouvrage l’a conduite à déposer une plainte, d’après le quotidien.
La salariée, toujours selon Le Parisien, aurait signalé des remarques à connotation sexiste et des pressions psychologiques exercées dans un climat décrit comme anxiogène et susceptible d’altérer « ses conditions de vie et sa santé ». Ces allégations ont été formellement contestées par Thomas Stern. « Ce n’est pas mon genre », assure-t-il, se disant « étonné » par ces accusations.
Les griefs évoqués portent autant sur le contenu du livre que sur la manière dont la vie privée et les relations professionnelles autour de Catherine ont été restituées. La plainte de l’aide-soignante ajoute une dimension judiciaire à un conflit familial déjà largement exposé médiatiquement.
Famille, mémoire et controverse publique
La publication de Y a-t-il une vie après ta mort ? intervient au moment où la famille se prépare à commémorer le premier anniversaire du décès de Catherine Laborde. Pour ses proches, la sortie de l’ouvrage ravive des douleurs et soulève des questions sur les limites du récit intime publié après un décès.
De leur côté, ceux qui critiquent le livre craignent que la mémoire de la journaliste soit entachée par des présentations qu’ils jugent inexactes ou opportunistes. Thomas Stern, lui, défend sa version des faits et réfute les accusations portées contre lui, notamment celles mentionnées par une aide-soignante.
Alors que le débat se poursuit dans les médias et sur les réseaux sociaux, la famille de Catherine souhaite que la période de deuil et d’hommage qui s’annonce permette de rappeler le parcours et la carrière de la présentatrice, loin des querelles entourant les confidences publiées par son ancien compagnon.


