Ce 3 mars 2026, Fauve Hautot célèbre ses 40 ans. Révélée au grand public par Danse avec les stars, la danseuse, chorégraphe et jurée a longtemps vécu à Paris, où sa notoriété l’a parfois contrainte à repenser son quotidien — au point de quitter un quartier qu’elle affectionnait particulièrement : Montmartre.
De l’arrivée à Paris aux premières adresses
Arrivée à Paris en 2011 après une adolescence consacrée aux compétitions de danse, la jeune artiste découvre la vie parisienne avec enthousiasme. Ses premiers pas dans la capitale la mènent rue de la Roquette, dans le XIe arrondissement, puis près de l’église Saint-Ambroise, avant qu’elle ne cherche un autre refuge dans le XVIIIe.
« J’ai ratissé Montmartre. Des Abbesses à la place du Tertre, à la rue Lepic. En cinq ans, j’ai déménagé six fois ! » confiait-elle il y a quelques années. Le quartier, avec ses ruelles pavées et son esprit de village, correspondait à son tempérament artistique : une ambiance presque provinciale au cœur de la capitale.
Montmartre, son « village »
La rue Lepic devient rapidement son repère. « Mon village », dit-elle en évoquant les commerçants, le poissonnier, le pressing et le petit supermarché du coin. Elle appréciait flâner derrière le Sacré-Cœur, dans les ruelles plus calmes, loin de la foule sur le parvis, et fréquentait des lieux bien identifiés : la terrasse panoramique du Terrass’ Hôtel, perchée rue Joseph-de-Maistre, pour la vue sur Paris ; l’Hôtel Particulier Montmartre, avenue Junot, pour des dîners à l’abri des regards ; et La Rughetta, son restaurant italien favori de la rue Lepic.
Ce décor de carte postale finit pourtant par peser. Avec la visibilité qu’apporte son rôle de jurée à la télévision, son quotidien devient soumis à la curiosity publique. « Quand je fais mes courses, je me cache sous mon bonnet », racontait-elle. Aux aéroports, la situation s’avère « particulièrement compliquée », souligne-t-elle, évoquant les contraintes nouvelles liées à la notoriété.
Préserver l’intimité : le choix de la rive gauche
Faute de pouvoir circuler incognito dans un quartier aussi fréquenté, Fauve Hautot décide de s’éloigner de Montmartre pour la rive gauche, en quête de davantage de tranquillité. Ce départ ne traduit pas une rupture avec le quartier, mais une nécessité : la célébrité a rendu la vie de tous les jours moins supportable dans cet environnement très touristique.
Élevée « à la campagne dans une grande maison au milieu des vaches et des cochons en Normandie », la danseuse conserve un goût prononcé pour les espaces plus calmes. Paris demeure son terrain professionnel, mais elle cherche à préserver un équilibre entre vie publique et calme personnel.
Une histoire d’amour discrète et des projets partagés
Depuis 2022, Fauve Hautot partage la vie du danseur électro Romain Guillermic. Champion de France en 2008 et champion du monde en 2017, il lui sert aussi de partenaire artistique : ils fondent ensemble la compagnie Same but Different. Leur relation reste protégée de la surexposition, même si leur complicité se révèle parfois dans l’espace public.
Le grand public a notamment découvert leur duo lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024. Sur la passerelle Debilly, au cœur d’un tableau dansé spectaculaire, les spectateurs ont identifié Fauve Hautot et, à ses côtés, Romain Guillermic en cuir noir. « C’était fou. On n’avait jamais performé ensemble. On se disait : ‘Tu ne peux pas te planter, c’est un one shot’ », a-t-elle raconté dans l’émission Un dimanche à la campagne.
En avril 2025, il est apparu à nouveau à ses côtés lors de la demi-finale de Danse avec les stars, confirmant une présence discrète mais affirmée à ses côtés, tant sur scène que dans la vie privée.
À 40 ans, Fauve Hautot incarne une réussite artistique reconnue. Son parcours parisien illustre aussi les tensions entre visibilité médiatique et désir d’intimité : faire ses courses, traverser un quartier aimé ou simplement s’installer durablement deviennent des choix réfléchis quand chaque sortie attire l’attention.
Montmartre demeure pour elle un souvenir vibrant — celui d’une période intense, faite de cartons à répétition et de soirées entre amis. Elle ne l’a pas quitté par désamour, mais par nécessité, choisissant de préserver sa vie privée même si cela signifiait dire adieu à son « village » perché sur la butte.


