Plus de dix ans après leurs noces, le divorce d’Aram Ohanian et d’Adriana Karembeu est devenu un dossier judiciaire et médiatique aux allures de bataille publique. Les tensions entre l’ancien couple portent désormais sur la situation de leur fille, Nina, après la découverte d’images à caractère sexuel sur l’iPad de l’enfant, appareil qui serait synchronisé avec celui de sa mère.
Les accusations et le signalement
Selon les éléments communiqués par l’entourage d’Aram Ohanian, l’homme d’affaires a saisi le parquet de Paris en déposant un signalement pour « corruption de mineure », « soustraction à ses obligations parentales » et « provocation à l’usage de produits stupéfiants ». Cette démarche intervient après la mise au jour, sur l’iPad de Nina, de « photos pornographiques » et d’indices de « produits stupéfiants en circulation », indique Me Najwa El Haïte, avocate d’Aram Ohanian, jointe par nos soins.
Me El Haïte précise que son client « est très inquiet pour sa fille sur la base des photos découvertes dans l’iPad de Nina (photos pornographiques, produits stupéfiants en circulation) ». Elle ajoute que la priorité d’Aram Ohanian est « d’extirper sa fille de cet environnement qu’il considère comme malsain et portant atteinte à son équilibre et son bien‑être ».
Une enquête a été ouverte et saisie par le parquet des mineurs, selon la même source. « Mon client a un rendez‑vous au mois d’avril avec les enquêteurs », a déclaré Me El Haïte, qui demande, dans le cadre de la procédure de divorce en cours, la garde exclusive de Nina tant qu’il n’est pas rassuré sur l’environnement dans lequel évolue Madame Karembeu.
Réactions et contre‑attaques
De son côté, Adriana Karembeu a immédiatement contesté ces accusations par l’intermédiaire de son avocat, Me Alain Toucas‑Massillon. Dans un communiqué relayé par l’avocat, la mannequin — aujourd’hui compagne de Marc Lavoine — dénonce une stratégie visant, selon elle, à « salir la mère de sa fille avec les moyens tirés du ‘fond du seau’, pour obtenir la garde de leur enfant ».
Me Toucas‑Massillon affirme également que sa cliente « conteste formellement ces propos inqualifiables et nuisibles à sa fille mineure, unique objet de son amour inconditionnel et de ses priorités ». Le ton est illustratif d’un conflit où les deux parties s’expriment par voies d’avocats interposés, chaque camp cherchant à protéger l’image et la parole de la mère ou du père.
Ce qui est établi et ce qui reste à éclaircir
Les faits annoncés — le signalement au parquet, la découverte d’images sur l’iPad et l’ouverture d’une enquête — reposent sur les déclarations fournies aux médias par les conseils des deux parties. Les quotes des avocats, telles que reproduites ci‑dessus, sont des éléments publics de la procédure.
Cependant, plusieurs points restent à préciser par les autorités judiciaires : l’origine exacte des images, les circonstances de leur apparition sur l’appareil de l’enfant, et la nature précise des éléments relatifs aux stupéfiants. Ces questions relèvent d’investigations que seul le parquet et les services en charge peuvent confirmer ou infirmer au terme de leurs auditions et expertises.
Aram Ohanian, selon son avocate, conteste par ailleurs fermement les accusations qui ont été portées à son encontre. Me El Haïte souligne que la communication publique d’Adriana Karembeu est intervenue « postérieurement au signalement au parquet des mineurs de mon client concernant la violation des obligations parentales de Madame Karembeu (photos pornographiques dans l’iPad de sa fille Nina) ». Cette chronologie est avancée par la défense du père comme élément de contexte dans la procédure en cours.
Dans ce type d’affaires impliquant une mineure, le parquet des mineurs et les services enquêtent en priorité en visant la protection de l’enfant. Les demandes de garde et les contestations publiques alimentent un débat médiatique intense, mais l’issue dépendra des conclusions judiciaires et des mesures de protection qui pourraient être ordonnées.
À ce stade, les procédures judiciaires et les démarches administratives se poursuivent. Les auditions et les expertises à venir devraient permettre d’éclaircir la situation et d’établir, de façon factuelle, les éléments retenus par la justice.


