Une photographie sobre, publiée sur le compte officiel The Royal Family, a provoqué une vive attention sur les réseaux sociaux : « Cet après-midi, la Reine a reçu Madame Gisèle Pelicot à Clarence House ». Sur l’image officielle partagée par le palais, on voit la souveraine et la Française échanger un sourire contenu, dans un décor feutré, symbole à la fois de protocole et de reconnaissance.
Une rencontre à Clarence House
La scène s’est déroulée dans la résidence londonienne de Camilla, Clarence House. Le cliché, relayé par les comptes officiels, met en lumière une poignée de main et un face-à-face calme, où l’expression des deux femmes semble vouloir dépasser l’instant cérémoniel pour envoyer un message de soutien.
Le communiqué accompagnant la photo rappelle le contexte : il s’agit d’une visite entre deux personnalités engagées, l’une pour sa visibilité médiatique et son combat, l’autre pour ses prises de position publiques en faveur des victimes de violences domestiques et sexuelles.
Un parcours salué à l’international
Le texte publié sur Instagram revient sur le parcours de Gisèle Pélicot. En 2025, elle a été décorée de la Légion d’honneur, distinction qui, selon le communiqué, a récompensé « le courage, la grâce et la dignité incroyables avec lesquels elle a renoncé à son droit à l’anonymat lors du plus grand procès pour viol en France ».
Ce choix, rare dans les affaires de violences sexuelles, lui a valu une visibilité nationale et internationale. En rendant public son nom et son visage, Gisèle Pélicot a expliqué vouloir porter la parole des victimes et contribuer à briser le silence qui entoure encore ces violences. Son attitude au procès a suscité des messages de soutien et des marques de reconnaissance au-delà des frontières françaises.
Le communiqué précise aussi que la reine Camilla avait écrit à Gisèle Pélicot à l’issue du procès, en 2024, faisant de cette visite la continuité d’un soutien déjà exprimé entre les deux femmes.
Un symbole plus qu’une simple rencontre
Au-delà du protocole, la photographie a été interprétée comme une reconnaissance institutionnelle du combat mené par la Française. Deux trajectoires différentes se croisent : l’une forgée par une visibilité choisie pour défendre une cause, l’autre par des années d’engagement public autour de la prévention et de l’accompagnement des victimes.
Les réactions sur les réseaux sociaux montrent l’impact symbolique de cet échange. Pour beaucoup, l’image traduit la solidarité et l’importance de donner une voix aux survivants. Pour d’autres, elle illustre le rôle des institutions internationales dans la mise en lumière des questions liées aux violences sexuelles.
Par ailleurs, le communiqué rappelle qu’un ouvrage signé par Gisèle Pélicot est paru plus tôt ce mois-ci. Dans ce mémoire, elle revient sur son histoire, le procès et les raisons qui l’ont poussée à renoncer à l’anonymat. Le livre approfondit notamment des thèmes récurrents dans son discours public : la honte, la responsabilité et la nécessité de déplacer le regard de la société vers les agresseurs plutôt que vers les victimes.
Cette visite à Clarence House s’inscrit donc comme l’un des gestes publics les plus visibles à ce jour en soutien à son engagement. La photo officielle, sobre et soignée, restera l’emblème de cette rencontre entre une citoyenne dont le parcours a marqué l’opinion et une souveraine active sur les causes sociales qui touchent les survivant·e·s de violences.


