David Gallienne, chef reconnu et lauréat de Top Chef 2020, a révélé avoir frôlé la mort après un arrêt cardio‑respiratoire survenu lors d’un examen sous anesthésie générale. Dans un long entretien accordé au magazine Gala, le restaurateur raconte cet épisode brutal qu’il qualifie d’« électrochoc » et qui l’a poussé à réévaluer son rapport au travail et à la santé.
Le récit de l’accident
C’est dans les colonnes de Gala que David Gallienne a choisi de livrer les détails de cette épreuve. Alors qu’il subissait un examen médical sous anesthésie, une complication est survenue : « J’ai fait un arrêt cardio‑respiratoire », confie‑t‑il avec une franchise qui marque. Le chef précise que l’injection d’un produit a provoqué l’incident et qu’il a perdu connaissance pendant « durant quarante‑cinq secondes, plus de son, plus d’image ». Ces mots témoignent de la gravité du moment et de la fragilité soudaine dans laquelle il s’est retrouvé.
Ce choc intervient après une période déjà éprouvante. En octobre précédant l’accident, David Gallienne avait alerté ses abonnés sur Instagram à propos d’une hospitalisation liée à un épuisement physique et mental. Dans une story qui avait suscité de nombreuses réactions, il avait dénoncé la situation précaire des professionnels de la restauration, déclarant que les hôteliers et restaurateurs étaient « en train de mourir à petit feu ». Cette prise de parole publique révélait un mal‑être profond et une fatigue accumulée par les exigences du métier.
Un recentrage sur la santé et le rythme de travail
Depuis cet épisode, le chef affirme aller mieux, tout en reconnaissant que l’accident a représenté un tournant. Il a annoncé vouloir prendre davantage soin de lui et mettre en place des changements concrets dans sa vie quotidienne. Parmi les gestes simples mais symboliques, il a repris une activité sportive régulière : « Je fais du badminton deux fois par semaine », confie‑t‑il, soulignant la volonté de retrouver un équilibre entre corps et esprit.
Sur le plan professionnel, David Gallienne dit désormais accepter l’idée de moduler l’ouverture de son établissement, le Jardin des Plumes. Il n’exclut plus de fermer le restaurant certains jours, selon les périodes, afin de préserver sa santé et celle de ses équipes. « On peut être dans la course à l’excellence et parfois s’autoriser à dire stop », affirme‑t‑il, refusant de sacrifier sa vie personnelle à la pression du milieu de la gastronomie.
Le chef, formé par Hélène Darroze et couronné par l’émission Top Chef en 2020, laisse entendre que cette prise de conscience modifie aussi son rôle de dirigeant. Il met désormais l’accent sur la protection des salariés et sur une organisation du travail qui évite l’épuisement. Ces ajustements s’inscrivent dans une logique de long terme, visant à concilier exigence culinaire et conditions de travail soutenables.
Projets à venir et engagement pour un milieu inclusif
Malgré la période difficile traversée, David Gallienne n’a pas renoncé aux projets. Il prépare l’ouverture d’un restaurant au Maroc, en collaboration avec le chef étoilé Cyril Boulais. Ce développement à l’international illustre l’ambition professionnelle qui demeure, tout en étant désormais tempérée par une nouvelle approche du rythme et des priorités.
Parallèlement, le chef rappelle son engagement pour une cuisine et un secteur plus inclusifs. « Quels que soient le sexe, l’orientation sexuelle, la couleur de peau, le handicap, chacun a sa place en cuisine comme il l’a dans la société », insiste‑t‑il. Cette déclaration s’inscrit dans une volonté affichée de promouvoir la diversité et de faire évoluer les mentalités au sein d’un milieu souvent décrit comme exigeant et fermé.
David Gallienne reste, malgré tout, un homme qui se reconstruit. L’épisode médical qu’il a traversé a servi d’alerte et de point de départ à une réévaluation profonde. Entre la volonté de préserver sa santé, d’adapter son activité professionnelle et de porter des valeurs de tolérance et d’inclusion, le chef semble engagé dans une nouvelle trajectoire, plus attentive à l’équilibre personnel et collectif.


