Le producteur de Werenoi, Babiry Sacko, dit « Babs », a été condamné jeudi 19 février 2026 par le tribunal correctionnel de Bobigny, dans une affaire de violences visant une proche du rappeur décédé en mai 2025. Absent à l’audience, il fait désormais l’objet d’un mandat d’arrêt, rapporte Le Figaro.
Les faits reprochés et la victime
Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 22 mai, dans l’arrière-salle d’un bar à chicha de Montreuil. Selon les déclarations recueillies lors de l’instruction, la victime, identifiée sous le prénom Fatima B., 35 ans, a raconté avoir été agressée par Babs et plusieurs membres de son entourage professionnel.
Les violences auraient entraîné pour elle sept jours d’ITT (incapacité totale de travail) pour « coups et traumatisme psychologique », indique le récit transmis aux autorités et relayé par la presse.
Peine prononcée et divergences de presse
Les comptes rendus publiés présentent des éléments qui semblent diverger. D’après Le Figaro, le tribunal a condamné Babs à seize mois de prison ferme et a émis un mandat d’arrêt à son encontre.
D’autres sources évoquent une peine différente : selon des confrères, le producteur aurait écopé de deux ans de prison, dont une année assortie d’un sursis. Toujours selon ces informations, la justice aurait en outre révoqué en partie un précédent sursis de quatre mois et prononcé une amende de 10 000 euros.
Au cours des débats, le ministère public avait requis « une peine de 12 mois d’emprisonnement aménagé en semi-liberté » ainsi que « l’interdiction d’entrer en relation avec la victime pendant trois ans », indiquait la procureure lors de l’audience du 15 janvier.
Les déclarations de l’accusé et les éléments contestés
Lors du procès, Babs a affirmé à plusieurs reprises qu’il revendiquait une somme importante en lien avec une transaction impliquant le rappeur décédé. Il évoque notamment un prétendu « million d’euros envoyé à Jérémy pour qu’il achète un bien immobilier à Dubaï », somme qu’il dit réclamer encore à Fatima B.
La plaignante conteste ces allégations et nie toute « magouille » de la part du producteur. Ces éléments ont été exposés au tribunal mais, d’après les comptes rendus, restent au cœur des divergences entre les parties.
Contexte : la disparition de Werenoi
Le dossier intervient dans un contexte déjà sensible : le rappeur Werenoi, de son vrai nom Jérémy Bana Owona, est décédé le 17 mai 2025, à l’âge de 31 ans, des suites d’une défaillance cardiaque. Sa disparition avait profondément marqué la scène rap et ses proches.
Son label, PLR Music, avait organisé un rassemblement le 30 janvier 2026 pour lui rendre hommage. Cette date était symbolique pour les fans : elle correspond au jour où l’artiste aurait fêté ses 32 ans.
Sur l’affaire pénale en cours, la procédure se poursuit et la décision d’émission d’un mandat d’arrêt, telle que rapportée par Le Figaro, signifie que l’exécution de la peine et les suites judiciaires feront l’objet de développements à venir si le mis en cause est localisé et placé à la disposition de la justice.


