Bloqué à Dubaï avec sa compagne, l’ancien rugbyman et animateur Vincent Moscato a renouvelé ses attaques contre des influenceurs français qui se trouvent dans la métropole émiratie depuis les récentes frappes. Invité mardi 3 mars 2026 de l’émission Les Grandes Gueules sur RMC, il a fustigé ce qu’il qualifie de « drama » excessif autour des bombardements et des appels à l’aide relayés par certains comptes.
Un premier message sur Instagram, puis une charge sur RMC
Le 1er mars 2026, Moscato publiait une vidéo sur son compte Instagram pour donner de ses nouvelles depuis Dubaï. Il y affirmait : « En ce moment, ce n’est pas la fête au village. On n’est pas chounard quand même : c’est notre première fois à Dubaï et ça explose de partout. Je tiens à vous rassurer : tout va bien. Ce n’est pas non plus le D‑Day, le débarquement, ou le bombardement de Caen. Il y a eu quelques bombes qui sont tombées. Dubaï n’est pas du tout en feu, il y a eu des blessés, c’est bien triste, et pour l’instant, nous, ça va. »
Dans cette même vidéo, il s’en prenait ensuite aux influenceurs qui, selon lui, amplifient la peur pour se faire remarquer : « Tous les chiasseux, les influenceurs qui ont peur et veulent faire du drama, quelle bande de pompes ! Je vous jure, ils font honte à la France. ‘Je n’ai pas dormi de la nuit’ ils disent. Mais on s’en tape. Il y a des choses plus graves dans la vie. »
Des formules choc sur l’antenne
Deux jours plus tard, sur RMC, le ton est monté. Face à Olivier Truchot et Alain Marshall, Moscato a insisté sur la relativisation de la situation tout en reconnaissant des tirs : « Non mais ça va, c’est du cinéma… On est des couilles molles quand même. Toutes ces flammes, il n’y a rien. Il y a eu bien sûr quelques bombes qui pètent, mais bon en Israël, c’est depuis trente ans, c’est comme ça… »
Il a aussi ironisé sur la nature des attaques : « Les missiles ne tombent pas toutes les deux minutes. Il y a eu quelques pauvres drones fabriqués dans l’atelier du papy derrière qui arrivent de temps en temps feinter la défense antiaérienne. » Ces phrases, rapportées lors de l’émission, ont relancé la polémique autour de ses propos très directs.
Au fil de l’intervention, Moscato a résumé son exaspération par des formules tranchantes : « Les influenceurs, faut pas se faire du botox dans le cerveau. Ceux qui chialent, c’est des c*uilles molles. Oui ça pète un peu. Mais les mecs à Dubaï, c’est du drama pour se faire remarquer. Qu’ils ne reviennent jamais. » Ces propos ont été diffusés et partagés, notamment sur les réseaux sociaux.
Reconnaissance des victimes et appel à la retenue
Malgré la virulence de son ton, Moscato a néanmoins reconnu la gravité des événements pour certaines zones et appelé au respect des victimes : « Il y a tout de même quelques missiles qui s’abattent et il faut respecter les victimes en Iran, au Liban, en Israël, et dans les pays alentour. »
Sur RMC, il a demandé « de la mesure » chez ceux qui relayent leur peur en ligne, qualifiant ces relances médiatiques de « cinéma » et de « drama pour se faire remarquer ». Interrogé sur des influenceurs demandant l’aide de la France ou suppliant de ne pas être « abandonnés », il a répondu avec sarcasme : « Mais surtout abandonnez‑les, qu’ils reviennent jamais. »
La séquence a été accompagnée d’un extrait de diffusion repris sur les réseaux, comprenant une capture du tweet mentionnant le passage : « 🚨 ‘Les influenceurs, faut pas se faire du botox dans le cerveau.’ 🗣️ @VINCENT_MOSCATO, bloqué à Dubaï : ‘Ceux qui chialent, c’est des c*uilles molles. Oui ça pète un peu. Mais les mecs à Dubaï, c’est du drama pour se faire remarquer. Qu’ils ne reviennent jamais.’ #GGRMC pic.twitter.com/HASmh879nb » (texte et lien tels que diffusés publiquement).
Contexte des frappes et réactions contrastées
Le contexte est rappelé par Moscato lui‑même : Dubaï a été touchée par des tirs et des frappes, attribués dans l’article initial à des missiles et à des représailles iraniennes en réponse à des frappes américano‑israéliennes. L’animateur insiste sur le fait que, d’après son expérience directe sur place, la ville « n’est pas en feu » de manière générale, même si « il y a eu quelques bombes » et des blessés. Ces éléments ont alimenté un débat sur la manière dont les expatriés et les influenceurs relayent la peur et cherchent parfois, selon Moscato, à tirer avantage médiatique de la situation.
Sur les réseaux et dans les médias, ces prises de position ont suscité des réactions contrastées : certains approuvent la volonté de relativiser pour calmer l’angoisse, d’autres condamnent le ton et le vocabulaire employés, jugés insultants à l’égard de personnes exposées et potentiellement vulnérables. L’affaire illustre, une nouvelle fois, la tension entre témoignages personnels en temps de crise et manières de communiquer sur les réseaux.
Vincent Moscato, pour sa part, reste à Dubaï avec sa compagne et continue d’exprimer son point de vue en direct et sur ses comptes personnels, provoquant régulièrement des débats autour de la place des influenceurs et de la gestion médiatique des événements internationaux.


