Vincent Cerutti jugé pour avoir mordu les fesses d’une collaboratrice, invoquant Twilight : débat sur banalisation au travail et plaintes tardives

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Vincent Cerutti, ancien visage de TF1 et animateur radio, comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour une affaire d’agression sexuelle remontant à une dizaine d’années. L’ex-animateur, aujourd’hui âgé de 43 ans, encourt une peine de six mois de prison avec sursis et une amende de 10 000 euros.

Les faits et la procédure

La plainte porte sur des morsures infligées aux fesses d’une collaboratrice, des actes qui auraient eu lieu alors que Vincent Cerutti travaillait à la matinale de Chérie FM. La plaignante, Caroline Barel, avait déposé sa plainte en 2017, plus de deux ans après les faits allégués. Le dossier a été renvoyé devant la justice en 2025 et jugé cette semaine au tribunal correctionnel.

Au procès, il est reproché à l’ancien animateur d’avoir mordu, à deux reprises, la collaboratrice devant des témoins. Un témoin a décrit des répétitions de ce comportement, affirmant que Vincent Cerutti aurait mordu « 90% des membres de l’équipe ». Selon d’autres déclarations évoquées à l’audience, l’animateur aurait également ciblé Laurie Cholewa, sa co-présentatrice de l’époque.

La défense : un « jeu » et des relations amicales

La défense de Vincent Cerutti a choisi d’expliquer le comportement par le cadre d’un jeu pratiqué au sein de l’équipe. À la barre, l’ancien animateur a mentionné un jeu qu’il dit avoir vu se poursuivre pendant des mois et qu’il a qualifié, entre guillemets, de « Tout cul tendu mérite son dû ». Il a comparé ce rituel à un « un peu comme un chat b*** », en assurant que l’intention n’était pas de nuire.

Cerutti a également affirmé qu’il avait pris l’initiative d’interrompre ce jeu lorsqu’il l’a jugé nécessaire. Il a nié toute « connotation sexuelle » et a soutenu qu’il n’y avait « pas la volonté de faire mal ». Il a par ailleurs ciblé la crédibilité de la plaignante en précisant qu’ils entretenaient des relations amicales après les faits. Selon lui, il l’aurait reçue à son domicile et aidée à retrouver un emploi après qu’elle eut été écartée de Chérie FM.

La version de la plaignante et son choix de vie

Caroline Barel, présente à l’audience, a vigoureusement réfuté les accusations de mauvaise foi. « Je ne suis pas une menteuse ! » a-t-elle lancé à la barre, dénonçant un climat de pression au sein de l’équipe. « On faisait tout pour aller dans le sens de Vincent Cerutti, sinon, on était écarté. Je savais que si je portais plainte, ma carrière était foutue. On me l’a dit ! »

La plaignante a contesté la présentation des faits comme un « jeu consenti ». Elle a expliqué qu’elle n’avait pas voulu être mordue et qu’elle n’avait pas donné son accord pour de tels gestes. Depuis l’époque des faits, elle a quitté la radio et changé de métier : elle travaille désormais dans la vente de prêt-à-porter.

Caroline Barel réclame 15 000 euros de dommages et intérêts. Le procès s’est déroulé au regard des témoignages contradictoires et des éléments de contexte relatifs à la vie de bureau et aux pratiques internes de l’époque.

Suite et calendrier

Le tribunal a pris la parole sur le dossier ce mardi et a fixé le délibéré au 4 février 2026. D’ici là, la procédure continuera d’être suivie attentivement, compte tenu des enjeux personnels et professionnels pour les protagonistes.

Cette affaire remet en lumière la manière dont des comportements tolérés ou banalisés en milieu professionnel peuvent être perçus et jugés a posteriori, ainsi que les difficultés rencontrées par les victimes pour porter plainte, parfois des années après les faits allégués.

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