Vanessa Le Moigne (beIN) quitte le football après cyberharcèlement lié à son interview d’Édouard Mendy à la CAN, relançant le débat sur la protection des journalistes

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« Merci le foot pour les rencontres… pour les beaux moments mais next. Fin de saison, j’arrête et maintenant je me sens libérée . » Dans la nuit de mercredi à jeudi, la journaliste de beIN Sports Vanessa Le Moigne a annoncé sur ses réseaux sociaux qu’elle quittait le monde du football après six ans à couvrir la discipline. Elle attribue sa décision à une vague de cyberharcèlement liée à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations opposant le Maroc au Sénégal.

L’interview d’après-match au centre de la polémique

Selon les informations relayées par L’Équipe, la tempête a suivi la diffusion d’un extrait de l’interview d’après-match d’Édouard Mendy. Dans cet échange, Vanessa Le Moigne félicite le gardien sénégalais avant d’aborder les incidents survenus au stade quand un penalty a été accordé au Maroc en toute fin de temps réglementaire.

On peut l’entendre dire : « En même temps j’hésite à vous dire félicitations, je vais vous laisser commenter tout ce qui s’est passé sur la fin, c’est dramatique en fait. » Ces questions sur un possible arrangement autour du penalty de Brahim Diaz ont été mal reçues par le gardien d’Al-Ahli et certains supporters, qui ont considéré les interrogations comme provocatrices.

Dans la même interview, la journaliste évoque son inquiétude pour la sécurité des personnes présentes : « À ce moment-là, je ne sais pas si les deux jeunes que j’ai vu sortir sur une civière, inanimées, sont en vie. Je ne parle pas de football. Des supputations d’arrangement pour la « paix » circulent sur les réseaux. Je dois poser les questions et cette question-là sur le penalty pour que la réponse de l’un des acteurs existe. » Ces propos expliquent en partie pourquoi son travail a été remis en cause par certains internautes.

Le manque de soutien dénoncé par la journaliste

Face à la vague d’attaques en ligne, Vanessa Le Moigne a exprimé sa déception quant au soutien de ses confrères. Elle écrit : « Que les supporters ne comprennent pas, c’est ok ! Mais mes amis, mes ‘pairs’ à l’affût de mon moindre fourchage de langue depuis des années : ils sont meilleurs visiblement. Sans aucun doute ! Je leur laisse la place. La Ligue 2 n’a pas besoin de moi mais je finis ce que j’ai commencé et après je fais autre chose. S’il y a autre chose à faire. »

Ces phrases traduisent une lassitude professionnelle et personnelle. La journaliste indique qu’elle « finit ce que j’ai commencé » avant de tourner la page. Son message mêle reconnaissance pour les « beaux moments » et volonté de s’éloigner d’un environnement devenu, selon elle, toxique.

La réaction de beIN Sports et l’onde de choc en ligne

Toujours d’après L’Équipe, beIN Sports a choisi de ne pas commenter les prises de parole individuelles de ses collaborateurs sur les réseaux sociaux. La chaîne a toutefois condamné, par un communiqué cité par le quotidien, « avec la plus grande fermeté, aujourd’hui comme par le passé, toutes les formes d’attaques visant les collaborateurs de beIN Sports ».

Le cas de Vanessa Le Moigne illustre la pression que subissent les journalistes sportifs sur les réseaux sociaux, surtout après des événements à forte charge émotionnelle comme une finale internationale. La combinaison d’une interview sensible, d’une passion forte des supporters et de commentaires virulents en ligne a conduit à une escalade qui, selon la journaliste, l’a poussée à arrêter.

La séquence de la finale et l’extrait de l’interview ont été largement partagés : « La minute où la finale a basculé dans le chaos… Avec l’éclairage du désormais double vainqueur de la CAN Edouard Mendy. Interview dans son contexte c’est mieux! pic.twitter.com/IXMaLVwHgA »

Une décision personnelle aux répercussions publiques

Vanessa Le Moigne met un terme à six années de couverture du football. Sa décision, rendue publique via ses comptes personnels, suscite des réactions contrastées : certains saluent son courage, d’autres regrettent le ton de ses questions lors de l’interview. Les faits rapportés — l’extrait diffusé, les questions posées sur le penalty, les incidents au stade et la montée des attaques en ligne — restent documentés par des sources de presse.

Sans commentaire supplémentaire de la chaîne sur la démarche individuelle de la journaliste, l’affaire soulève à nouveau la question du traitement des journalistes sur les réseaux sociaux et de la solidarité professionnelle en temps de crise. Vanessa Le Moigne dit se sentir « libérée » après avoir pris cette décision ; son départ marque une rupture dans la couverture footballistique de beIN Sports et relance le débat sur la sécurité morale et numérique des reporters sportifs.

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