Valérie Bénaïm : son livre Ils ont disparu éclipsé par une polémique après des propos jugés racistes sur les familles d’enfants racisés

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En pleine promotion de son nouvel ouvrage Ils ont disparu…, paru aux éditions Fayard en février 2026, Valérie Bénaïm se retrouve au centre d’une polémique. Invitée successivement sur Buzz TV puis, le vendredi 13 mars 2026, sur le plateau du Crayon, la chroniqueuse a évoqué les disparitions d’enfants racisés et suscité des réactions virulentes sur les réseaux sociaux.

Les propos qui déclenchent la controverse

Au cours de l’entretien, Valérie Bénaïm a longuement commenté des études montrant que les affaires impliquant des enfants non blancs susciteraient moins d’intérêt des forces de l’ordre et des médias en Occident. Plutôt que d’incriminer directement des biais institutionnels ou médiatiques, elle a mis en avant, selon ses mots, une « question sociétale » liée aux compétences des parents.

Elle a notamment déclaré : « La question n’est pas tant enfants racisés ou pas, la question est sociétale. Est-ce que vous êtes capables, en tant que parents, parce que vous avez les ressources intellectuelles, parce que vous avez la possibilité de bien vous exprimer, etc. de venir qualifier la disparition inquiétante au premier moment. Lorsque vous poussez la porte d’un commissariat ou d’une gendarmerie, comment est-ce que vous vous exprimez ? Comment est-ce que vous arrivez à dire : il se passe quelque chose de grave. Et d’alerter en face ».

Elle a ajouté : « C’est pour ça que je dis que quand vous n’arrivez pas à qualifier votre disparition, quand vous n’arrivez pas à secouer le policier ou le gendarme en face, accompagnez-vous d’une association qui, elle, saura qualifier cette disparition inquiétante. Elle saura trouver les mots. »

Réactions sur les réseaux : accusations de racisme

Ces propos n’ont pas tardé à provoquer une vive réprobation. Sur TikTok, l’utilisatrice identifiée comme ladygotmar a attaqué frontalement la chroniqueuse : « Vous ne rêvez pas, pour Valérie Bénaïm, le ‘Missing White Woman Syndrome’… ne serait qu’une invention. Si on parle moins des personnes non-blanches qui disparaissent, c’est simplement parce que les familles ne savent pas s’exprimer. Je ne sais pas si vous vous rendez compte à quel point ce discours est raciste… »

D’autres internautes ont relayé la séquence et affirmé, pour certains, qu’il s’agissait d’un montage ou d’une erreur d’intelligence artificielle. Des commentaires plus circonspects se sont interrogés sur la manière dont la question a été posée et sur le contexte de l’échange, estimant que la réduction d’une problématique complexe à la seule compétence langagière des familles était réductrice.

Un message partagé en ligne résume la tonalité de la polémique : « Donc d’après Valérie Benaim, si les disparitions d’enfants racisés suscitent moins l’intérêt de la police en occident d’après une étude alarmante, C’est parce que les parents de noirs ne parlent pas bien français n’ont pas fais d’études » (message relayé avec un lien vers l’extrait vidéo).

Contexte et enjeux du débat

La controverse intervient sur un terrain déjà sensible : le concept de « Missing White Woman Syndrome » — idée selon laquelle les personnes blanches, en particulier les femmes, bénéficieraient d’une couverture médiatique disproportionnée lorsqu’elles disparaissent — alimente depuis des années des discussions sur les biais médiatiques et institutionnels. Dans l’entretien, Valérie Bénaïm fait référence à une étude de 2015 publiée dans Communication Research Reports portant sur les enfants noirs disparus aux États-Unis, sans toutefois développer d’analyse statistique détaillée pendant l’interview.

Plutôt que d’insister sur les éventuels préjugés systémiques, la journaliste a choisi de focaliser son propos sur la notion d’expression et de ressources des familles au moment de porter plainte. Si certains ont vu dans cette approche une invitation à mieux accompagner les familles via des associations, d’autres l’ont perçue comme une explication insuffisante, qui élude la question du racisme institutionnel.

La polémique illustre un double enjeu : d’un côté, la sensibilisation aux disparitions d’enfants et à la manière dont elles sont traitées par les institutions et les médias ; de l’autre, la responsabilité des personnalités publiques quand elles abordent des sujets aussi sensibles, surtout dans le contexte d’une promotion médiatique pour un ouvrage consacré aux disparitions.

Quoi qu’il en soit, l’émotion suscitée par ces déclarations a rapidement pris le pas sur la promotion du livre Ils ont disparu…, dont la sortie chez Fayard en février 2026 devait être l’occasion d’ouvrir un débat de fond sur les enquêtes et la mémoire des personnes disparues.

Society News

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