Un an après sa condamnation, Stéphane Plaza voit son réseau immobilier s’effriter : près de la moitié des franchisés partent, indemnisations prononcées

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Près d’un an après sa condamnation à douze mois de prison avec sursis pour « violences habituelles » à l’encontre d’une ancienne compagne, le réseau immobilier associé au nom de Stéphane Plaza poursuit sa lente érosion. Selon un entretien accordé à Stratégies par David Larramendy, président de M6, les enseignes Stéphane Plaza Immobilier ne rassembleraient plus que 50 % de leurs franchisés initiaux.

Un recul marqué après la condamnation

Autrefois porté par l’image médiatique de son cofondateur, le réseau avait atteint plus de 600 agences en France à son apogée. La condamnation de Stéphane Plaza a eu des répercussions à la fois économiques et réputationnelles, à en croire les franchisés et plusieurs médias spécialisés.

La conséquence immédiate a été une fuite des affiliés. La moitié des franchisés auraient quitté le réseau : certains ont rejoint la concurrence, d’autres ont intégré Sixième Avenue, le nouveau réseau lancé par M6 pour permettre une dissociation de l’image Plaza tout en restant dans l’écosystème du groupe. D’autres encore ont préféré fermer boutique.

Des chiffres qui varient selon les sources

Les évaluations du recul divergent selon les médias et les périodes considérées. Certains évoquent une baisse de 74 % du réseau, avec près de 500 franchisés ayant quitté la marque. D’autres comptent 323 agences encore franchisées à l’été 2025, contre 670 trois ans plus tôt. Début 2026, ces mêmes sources estiment qu’il resterait environ 300 agences.

Ces écarts chiffrés reflètent des méthodes de comptage différentes et des dates de référence variables. Ils traduisent néanmoins une tendance nette : le réseau Stéphane Plaza Immobilier est considérablement réduit par rapport à ses années de croissance.

Recomposition du marché et destinations des franchisés

La plupart des franchisés cherchaient à se défaire d’une image trop étroitement liée à Stéphane Plaza. Sous pression commerciale et médiatique, beaucoup ont jugé que cette association nuisait à leur activité, à la confiance de la clientèle et à la valeur de revente de leur fonds de commerce.

Nombre d’entre eux ont rejoint Sixième Avenue. D’autres ont choisi la concurrence : L’Adresse aurait récupéré plus de 60 agences, environ 32 agences ont rejoint La Boîte Immo — réseau vantant une plus grande autonomie pour les propriétaires — et des franchisés ont aussi intégré Orpi, Century 21 ou Guy Hoquet.

Certains anciens franchisés ont pour leur part fermé, estimant avoir subi un préjudice économique lié à la dégradation de la réputation du réseau.

Litiges et indemnités

Des conséquences juridiques ont suivi. Plusieurs franchisés ont obtenu gain de cause contre la société-mère et ont été indemnisés. La maison mère a ainsi été condamnée à verser 117 000 euros d’indemnités, au motif d’une perte de réputation et d’un préjudice économique ayant entraîné la fermeture de franchises.

Ces condamnations illustrent l’impact financier que peut avoir une crise d’image lorsqu’elle affecte des réseaux de distribution et des franchisés dépendants de la notoriété d’une marque-personne.

Au-delà des chiffres, la recomposition du marché immobilier local laisse apparaître une polarisation : d’un côté, des réseaux qui s’efforcent d’accueillir des agences en migration ; de l’autre, des agences qui cherchent à réinventer leur modèle pour préserver leur clientèle et leur valeur.

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