Tragédie de Crans‑Montana : 40 morts au bar Le Constellation, gérants mis en cause pour non‑vérification des cartes d’identité et manquements de sécurité

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Le 9 janvier, la Suisse a placé ses drapeaux en berne et les cloches des églises ont retenti pour rendre hommage aux victimes de la soirée de la Saint‑Sylvestre à Crans‑Montana. Ce réveillon, qui devait être une fête, a basculé dans le drame lorsque le bar Le Constellation a pris feu dans des circonstances encore à établir. Bilan : quarante morts et une centaine de blessés, selon les premiers éléments communiqués.

Les gérants entendus par la police

Les deux gérants français de l’établissement, Jacques et Jessica Moretti, ont été longuement entendus par les enquêteurs. Leur audition a eu lieu dans un contexte de deuil national et d’interrogations multiples concernant la sécurité du lieu. Parmi les questions soulevées : le respect des normes, la présence d’un accès extérieur verrouillé et l’adéquation de la mousse isolante utilisée dans le bar.

Jacques Moretti a reconnu un manquement possible lors de son audition, en évoquant la présence de mineurs de moins de seize ans dans l’établissement. « On fait le maximum pour que ça se passe comme ça mais entre les fausses cartes et les éventuelles choses dont je ne suis pas au courant, il n’est pas impossible qu’il y ait eu dysfonctionnement », a‑t‑il déclaré.

Les enquêteurs cherchent à vérifier point par point ces éléments techniques et opérationnels. Ils s’attachent à reconstituer la chronologie des événements et à établir si des règles de sécurité n’ont pas été respectées. À ce stade, la prudemment utilisée expression « dans des circonstances qui restent encore à établir » demeure la formulation officielle pour qualifier le déroulé exact du sinistre.

Témoignages d’habitués et contradictions

Dans les jours qui ont suivi, plusieurs témoignages d’habitués relayés par Le Parisien (12 janvier) sont venus compléter le dossier et, parfois, contredire la version défendue par les gestionnaires. Selon ces témoignages, la présence d’adolescents dans le bar était fréquente.

Un jeune de 17 ans interrogé par le journal a déclaré : « Ils ne vérifient pas systématiquement la carte d’identité. » Un autre habitué a précisé : « C’est possible de passer avec la carte d’identité d’une autre personne plus âgée. » Un jeune de la commune de Sion a ajouté : « Dans ce bar, j’ai vu des potes de 16 ans fumer la chicha alors qu’il faut être majeur. Des moins de 16 ans boivent aussi de l’alcool. »

Ces témoignages, s’ils sont corroborés, compliquent la défense du couple Moretti. Ils mettent en lumière des pratiques potentiellement tolérées ou insuffisamment contrôlées au sein du lieu. Les propos recueillis restent cependant des témoignages et doivent être confrontés aux éléments matériels et aux vérifications administratives menées par les autorités.

Enquête technique et procédures à venir

Les investigations mêlent expertise technique et recueil de témoignages. Les spécialistes doivent analyser la nature des matériaux, l’éventuelle présence de mousse isolante inadaptée, et les conditions d’évacuation. L’examen des accès — notamment s’il y avait un passage extérieur verrouillé — fait partie des vérifications prioritaires.

Les autorités effectueront aussi des contrôles administratifs pour établir si l’établissement respectait les normes en vigueur et les conditions d’accueil du public. Les auditions des témoins et des victimes se poursuivent, tandis que les enquêteurs cherchent à reconstituer les derniers instants de la soirée.

Ce dossier sensible combine des éléments techniques et des témoignages humains, souvent contradictoires. Les familles des victimes et la population locale attendent des réponses claires. Les autorités suisses ont d’ores et déjà marqué leur hommage public et mis en place des procédures pour faire la lumière sur cette tragédie.

Dans l’attente des conclusions des experts et des investigations, les faits connus restent les suivants : l’incendie s’est déclenché dans l’établissement Le Constellation lors de la nuit du réveillon, causant la mort de quarante personnes et faisant une centaine de blessés. Jacques et Jessica Moretti, gérants depuis 2015, ont été entendus et contestent partiellement certaines accusations, tout en admettant des dysfonctionnements possibles concernant l’accès de mineurs.

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