Jeudi 26 mars 2026 à 23 heures, Tristan Waleckx faisait son retour sur France 2 avec un nouveau numéro de Complément d’enquête consacré aux « nouvelles stars de la cuisine ». Dans ce contexte, l’émission a abordé les accusations de violences visant le chef Jean Imbert, lauréat de la saison 3 de Top Chef en 2012, et a reçu Thierry Marx, alors membre du jury lors de la victoire d’Imbert.
Thierry Marx : « je n’avais pas de quoi détecter quoi que ce soit »
Assis dans l’un des fameux fauteuils rouges de l’émission, Thierry Marx, 66 ans, est revenu sur le comportement de Jean Imbert durant le tournage de Top Chef. Face aux caméras, le chef et entrepreneur a d’abord reconnu ne pas avoir perçu de signes de violence à l’époque : « On a affaire à un jeune garçon plutôt talentueux en cuisine qui, devant le jury, nous délivre un plat qui était assez exceptionnel, je dois l’avouer. Donc non, on n’avait pas de quoi détecter quoi que ce soit. »
Marx a ainsi souligné la limite du rôle des jurés : leur évaluation porte sur des prestations culinaires et des comportements observables pendant l’émission, mais elle ne couvre pas la vie privée des candidats.
Une affaire qualifiée de « sphère privée », mais une réaction ferme sur la sécurité
Interrogé sur les accusations portées par l’ex-compagne de Jean Imbert, Alexandra Rosenfeld — présentée dans l’émission comme une ancienne reine de beauté — qui affirme avoir été victime de violences entraînant une fracture du nez, Thierry Marx a choisi la prudence. Il a déclaré : « Je ne peux pas porter un regard sur quelque chose qui a été jugé ou non, je n’ai pas d’information. »
Pour autant, il ne minimise pas la gravité des faits allégués. « La sécurité est une priorité. Une agression est un acte délictueux », a-t-il rappelé. Le chef a insisté sur la nécessité d’agir si les faits sont établis : « si les faits sont avérés, immédiatement les choses doivent être stoppées, mettre en sécurité la personne et toutes les conséquences que ça peut avoir, y compris arrêter une émission. »
Il a conclu son intervention en exprimant son émotion : « Ce qui est raconté me choque, maintenant laissons aussi les enquêtes se faire. »
La séquence a été relayée sur les réseaux avec ce commentaire : « 🗣️Thierry Marx, juré de Top Chef lors de la victoire de Jean Imbert en 2012, assure que le témoignage d’Alexandra Rosenfeld sur des faits de violences de la part du chef étoilé le ‘choque’ mais juge qu’il faut ‘laisser les enquêtes se faire’. #Complementdenquete » (extrait de la publication diffusée en marge de l’émission).
Le rôle des émissions face aux accusations
Le témoignage de Thierry Marx souligne une question récurrente : jusqu’où les émissions de télé-crochet ou de compétition peuvent-elles s’immiscer dans des affaires relevant de la vie privée des candidats ? Les jurés, souvent présentés comme garants de la qualité artistique, demeurent limités quant à leur capacité d’investigation. Marx l’a rappelé en distinguant l’observation d’un comportement sur un plateau et les faits personnels qui relèvent d’enquêtes judiciaires ou policières.
Il a aussi évoqué la responsabilité des producteurs et diffuseurs en cas de mise en danger avérée : suspendre un tournage, protéger une personne et engager des procédures internes sont des mesures envisageables si des faits sont confirmés.
Contexte et prudence
Les éléments rapportés lors de l’émission renvoient à des accusations graves qui, pour l’heure, sont l’objet d’une procédure et d’une information rapportée par l’intéressée et les médias. Thierry Marx a choisi de ne pas tirer de conclusion avant le résultat des enquêtes, tout en marquant son émotion face aux faits décrits.
Cette prise de parole illustre la difficulté des acteurs médiatiques à concilier soutien aux victimes, protection des personnes concernées et respect de la présomption d’innocence. Elle rappelle aussi que la parole des témoins et des victimes dans l’espace public appelle des suites judiciaires pour être pleinement éclaircie.


