Invité de Marc-Olivier Fogiel sur RTL le 25 février, Stéphane Bern a livré une prise de position tranchée au sujet du prince Andrew et des retombées de l’affaire Jeffrey Epstein sur la famille royale britannique. L’animateur, également journaliste, a échangé avec le spécialiste des têtes couronnées sur une crise qui, selon eux, marque un tournant pour la monarchie.
Une affaire qui secoue la couronne
L’interview s’inscrit dans le contexte des révélations liées à Jeffrey Epstein, l’homme d’affaires américain mort en prison en 2019 en attendant son procès pour trafic sexuel. Parmi les noms apparus dans les documents judiciaires figuraient ceux de personnalités ayant côtoyé Epstein, dont le prince Andrew. « Compte tenu du scandale, il s’est vu retirer son titre et ses droits par son frère Charles III », rapporte le contenu de l’entretien.
Le 19 février, jour de ses 66 ans, l’article relaie qu’Andrew a été arrêté dans le cadre de cette affaire. Interrogé par Marc-Olivier Fogiel — qui lui demande si l’événement constitue « un coup de tonnerre » — Stéphane Bern répond par l’affirmative et met en perspective l’événement : « C’est la première fois dans la monarchie moderne en Angleterre qu’on arrête un membre de la famille royale. La dernière fois c’était en 1647, c’était Charles Ier d’Angleterre », a-t-il précisé, soulignant l’ampleur symbolique de la situation.
Les mots de Stéphane Bern
Stéphane Bern ne se satisfait pas d’une analyse institutionnelle : il livre un portrait sans concession du prince Andrew. L’animateur l’affuble de formules fortes, affirmant que le roi Charles III « l’avait prévu » et qu’il avait « toujours manifesté son opposition à son frère lorsque le gouvernement lui avait demandé d’avoir une position ». Selon Bern, Charles III aurait pris ses distances bien avant que l’affaire n’éclate publiquement.
Plus crûment, le conseiller des monarchies qualifie Andrew de « brebis galeuse » et assure que, pendant des années, la reine Elizabeth II l’aurait « surprotégé ». Il estime que la reine ne mesurait pas « à quel point son fils était un personnage obscène et tout à fait indigne de confiance ». Pour Bern, cette affaire entacherait aussi l’héritage d’Elizabeth II, à l’heure où le pays était appelé à célébrer le centenaire de sa naissance.
Le spécialiste évoque également des éléments graphiques cités dans les documents : « plusieurs photos circulent dont une où l’on peut voir l’ex-prince Andrew à quatre pattes sur une femme d’une vingtaine d’années », précise-t-il, en rappelant l’ampleur des accusations et l’effet d’image qu’elles provoquent pour la famille royale.
Conséquences familiales et symboliques
Interrogé sur le caractère du prince, Stéphane Bern dresse un portrait critique : « C’est quelqu’un qui est imbu de lui-même, qui s’est toujours cru intouchable comme beaucoup de gens qui appartiennent à l’élite […]. Parce qu’il était le fils de la reine, il pensait qu’il pouvait tout se permettre sur des jeunes filles. »
Sur la relation fraternelle, Bern est également catégorique : « Il le déteste depuis longtemps. Il sait que c’est un pervers, que ce garçon est immature et qu’il a toujours considéré qu’en tant que prince il avait tous les droits. C’est un rustre ». Ces mots placent Andrew aujourd’hui comme « le paria de la famille royale », selon l’analyse de l’animateur.
Stéphane Bern lie enfin cette crise à d’autres défis contemporains de la monarchie. Charles III, déjà confronté à des tensions familiales — notamment la fracture avec son fils Harry — doit désormais gérer une nouvelle crise de réputation et les séquelles politiques et symboliques liées à des accusations très médiatisées.
Les propos rapportés lors de l’entretien donnent un éclairage public et personnel sur la manière dont certains observateurs voient la crise. Ils reflètent, pour l’essentiel, l’interprétation et les jugements portés par Stéphane Bern au cours de l’émission.


