La famille royale norvégienne se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire qui gâche la quiétude du palais. Le roi Harald V et la reine Sonja restent à la tête du pays tandis que leurs héritiers, le prince héritier Haakon et la princesse Mette‑Marit, voient la sphère privée de la famille exposée. Mette‑Marit est la mère de Marius Borg Høiby, âgé de 29 ans, qui n’a aucun rôle officiel au sein de la monarchie mais apparaissait parfois aux côtés des siens lors d’événements publics. Depuis plusieurs mois, il a pourtant été tenu à l’écart, au fil d’accusations lourdes et d’une instruction pénale en cours.
Procédure judiciaire et chefs d’accusation
Marius Borg Høiby comparaîtra à Oslo à partir du 3 février pour une audience qui doit durer 24 jours, soit jusqu’au 19 mars. Il a été inculpé de 32 chefs d’accusation, comprenant des actes de violence, des atteintes à l’ordre public et d’autres délits. Selon les autorités, il est notamment poursuivi pour des viols présumés commis entre 2018 et 2024 contre quatre femmes qui, selon les plaintes, étaient endormies au moment des faits. À chaque fois, ces agressions auraient été filmées, des vidéos qui auraient été saisies lors d’une perquisition au domicile du prévenu.
Si une condamnation est prononcée, la peine encourue pourrait atteindre dix ans d’emprisonnement, indiquent les éléments communiqués par le parquet. Les dates précises des faits reprochés et la matérialité des preuves seront examinées au cours du procès qui s’annonce long et scruté par l’opinion publique.
Nouvelles accusations révélées en janvier
Le 19 janvier, le bureau du procureur a annoncé de nouvelles inculpations à l’encontre de Marius Borg Høiby. Il fait ainsi face à une « grave infraction liée aux stupéfiants » liée à des faits remontant à 2020 et impliquant, selon les procureurs, 3,5 kg de marijuana. Les autorités précisent que ce chef d’accusation n’est pas contesté par le principal suspect.
Les procureurs ont également indiqué qu’il ne conteste pas certaines accusations de vandalisme commises en août 2024, au domicile d’une des personnes qu’il fréquentait. Il aurait, selon les informations, expliqué avoir agi sous l’emprise d’alcool et de cocaïne. En revanche, son avocat, Me Petar Sekulic, a déclaré à l’agence Reuters que son client « entend contester les allégations de viol et de violence conjugale ». Cette contestation sera examinée lors des débats.
Chronologie et réactions familiales
Marius Borg Høiby avait été arrêté pour la première fois le 4 août 2024, suite à l’agression présumée d’une jeune femme qu’il fréquentait. Les autorités avaient alors déclaré qu’il l’aurait frappée et étranglée. Pendant de longs mois, la famille royale a choisi la réserve et n’a fait que de rares commentaires publics.
La princesse Mette‑Marit a néanmoins pris la parole à la diffusion d’un documentaire intitulé L’année de la famille royale. Selon le compte‑rendu, elle a rappelé que « l’affaire doit être traitée par la justice » et ajouté : « nous pourrons faire des commentaires ultérieurement. Cela ne donne en aucun cas le droit de proférer de fausses accusations. Pour le dire gentiment, je trouve ça un peu pénible. »
Note de contexte : la mention d’un maintien de silence suivi d’une intervention « fin décembre 2025 » figure dans certaines sources. Cette date semble toutefois décalée au regard de la chronologie des faits remontant à 2024 et à l’actualité de janvier qui suit ; elle mérite donc une vérification précise auprès des documents diffusés par la télévision ou le palais.
L’affaire, très médiatisée, touche une famille royale qui n’a pas de rôle politique direct pour le fils concerné, mais qui subit un examen public accru. Le procès à venir devrait éclaircir les accusations et permettre à la justice norvégienne de trancher sur chacune des charges retenues.


