Un extrait d’une prochaine vidéo d’Eric Judor et Ramzy Bedia, publiée sur leur chaîne YouTube, suscite la polémique après une plaisanterie visant la compagne du rappeur Bigflo. La séquence, qui mêle humour potache et private jokes, a été relayée sur les réseaux sociaux où elle a provoqué des réactions contrastées.
La séquence et la blague qui bascule
Dans l’extrait diffusé, l’ambiance paraît détendue. Les frères Bigflo et Oli sont invités au duo comique Eric & Ramzy, récemment reformé pour produire du contenu sur YouTube, et les échanges prennent le ton de la plaisanterie entre amis.
Au cours de la discussion, Bigflo, de son vrai nom Florian, fait une confidence sur la compagne : « Ma meuf tire les cartes, sachez-le ! ». La remarque, présentée comme une information anecdotique sur une pratique de voyance, déclenche d’abord l’amusement général.
Eric Judor enchaîne par un jeu de mots : « Elle tire des cartes… elle vole des cartes bancaires ! ». Mais c’est la réplique de Ramzy qui cristallise les critiques : « On la connaît ta Roumaine ! ».
Réactions immédiates et polémiques sur les réseaux
Sur le plateau, les quatre hommes rient et la scène se poursuit dans une atmosphère de plaisanteries privées. En revanche, sur les réseaux sociaux, une partie des internautes a jugé la remarque problématique. Plusieurs commentaires ont dénoncé l’utilisation d’un stéréotype portant sur les personnes d’origine roumaine, qualifiant la formule de déplacée, voire raciste.
Le passage a été partagé et commenté, notamment via un message qui reprend fidèlement le dialogue : « Bigflo : ‘Ma meuf tire les cartes ( voyance ) sachez le’ Ramzy ‘Elle tire les cartes bleues, on la connait TA ROUMAINE’ faut voir comment j’ai crier hein 😭😭😭😭 pic.twitter.com/lhAilK6y5S ». Le lien vers le tweet a circulé largement sur les plateformes, contribuant à l’amplification du débat.
Un humour de duo remis en question
Eric Judor et Ramzy Bedia sont connus pour un humour absurde et provocateur, qui joue fréquemment des double-sens et des punchlines. Ce registre, familier à leur public, comporte parfois des formules qui dépassent la simple plaisanterie pour certains observateurs.
Dans ce cas précis, la provocation repose sur un double sens autour du mot « cartes » et sur une référence nationale qui renvoie à des clichés. Selon les réactions en ligne, c’est ce dernier élément — l’association d’une pratique ésotérique avec une origine nationale — qui a été perçu comme stigmatisant.
La position des protagonistes
Sur la séquence, Bigflo réagit en riant avec les trois hommes et ne semble pas choqué par la remarque. Il évoque une atmosphère rythmée par des « private jokes », c’est‑à‑dire des blagues ancrées dans la vie privée et le cercle d’amis présents.
Il n’y a, à ce stade, pas d’autre prise de parole publique accessible dans l’extrait permettant d’évaluer d’éventuelles excuses, clarifications ou réponses officielles des personnes visées ou des humoristes.
Ce que la controverse interroge
Au-delà de l’instant précis, la séquence relance des questions plus larges sur la place des stéréotypes dans l’humour et sur la frontière entre liberté comique et propos discriminatoires. Les réactions montrent que ce qui peut paraître anecdotique dans un cercle privé n’est pas perçu de la même façon une fois rendu public et partagé massivement.
Le débat illustre aussi la manière dont les contenus diffusés sur des plateformes publiques, même conçus comme des « private jokes », s’exposent à des interprétations diverses et à des remises en cause sur les réseaux sociaux.
Cette affaire reste limitée aux éléments disponibles dans l’extrait circulant pour l’instant. Elle illustre toutefois la tension actuelle entre l’humour d’agression, parfois revendiqué par des artistes, et la sensibilité croissante du public aux stéréotypes et aux représentations des communautés.


