Naps jugé pour viol par surprise : 7 ans de prison requis après la plainte d’une femme qui affirme s’être réveillée pénétrée

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Le parquet général a requis, ce jeudi 19 février, une peine de sept ans d’emprisonnement assortie d’un mandat de dépôt à effet différé contre le rappeur Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza. L’artiste, âgé de 40 ans, est jugé devant la cour criminelle de Paris pour des faits de viol qui seraient intervenus le 1er octobre 2021, dans une chambre d’hôtel parisienne.

Les réquisitions et la qualification juridique

Lorsque l’audience a repris ses derniers débats, l’avocate générale Sarah Cadeillan a estimé que les éléments du dossier « dépass[aient] largement le cadre d’une simple opposition de versions ». Elle a requis sept ans d’emprisonnement, jugeant la version de la plaignante corroborée par « de très nombreux éléments objectifs » et qualifiant les faits de « viol par surprise ».

Cette qualification renvoie, selon le ministère public, à une situation où un acte sexuel est imposé en profitant de l’absence de conscience ou de réaction de la victime. Devant la cour, l’avocate générale a aussi souligné, au sujet de l’accusé, une absence de remise en question et rejeté l’idée que la présence d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel avec un artiste connu puisse être interprétée comme un consentement implicite.

Le récit de la plaignante et les échanges dévoilés

La victime présumée, aujourd’hui âgée de 24 ans, raconte avoir été invitée le soir du 1er octobre 2021, avec deux amies, à prolonger la soirée dans une chambre d’hôtel occupée par le rappeur, alors âgé de 35 ans. Elle affirme s’être endormie et s’être ensuite réveillée « par une pénétration ».

Lors du procès, des extraits de SMS échangés après les faits entre la plaignante et une amie, présente selon les informations au moment des faits, ont été versés au dossier. La victime aurait écrit : « Pourquoi si t’as essayé de faire quelque chose, il m’a ken ? Pourquoi t’étais assise devant moi je m’en souviens ? » L’amie aurait répondu : « Sa bite était en toi ? Parce que vu comment elle est minuscule… »

La plaignante poursuit dans ces échanges : « Tu te fous de ma gueule j’espère, il m’a pénétrée t’as rien fait […] Tu crois si j’avais pu lui dire arrête je l’aurais pas fait […] Le mec était en moi […] Tu lui touches l’épaule et tu recules c’est ça de l’aide ? T’as bien vu je pouvais à peine bouger… » Ces messages ont été cités pendant l’audience pour étayer la version de la victime.

La défense de Naps

Le rappeur conteste fermement les accusations. Nabil Boukhobza nie catégoriquement toute agression et assure qu’il s’agissait d’un rapport consenti. Il a affirmé devant la juridiction : « Jamais de la vie ça ne me viendrait à l’idée d’avoir un rapport avec une personne endormie […] c’est impossible. Ce n’est pas moi. »

Tout au long du procès, l’accusé a maintenu cette ligne de défense, contestant la version d’un acte commis pendant le sommeil de la jeune femme et réfutant l’idée d’un viol par surprise.

Les enjeux du procès et le contexte

Ouvert le lundi 16 février 2026, le procès a connu ses derniers développements le jeudi 19 février, lors des réquisitions. La peine demandée par le parquet général — sept ans d’emprisonnement — s’accompagne d’un mandat de dépôt à effet différé, mesure qui, si elle était prononcée, impliquerait l’incarcération différée de l’accusé en attendant la suite de la procédure.

Le dossier oppose en substance deux versions : celle de la plaignante, décrivant un réveil provoqué par une pénétration, et celle de l’accusé, qui affirme le consentement. Pour le ministère public, les éléments objectifs et la cohérence des déclarations de la victime sont suffisants pour retenir la qualification de viol par surprise.

La procédure se poursuit désormais devant la cour criminelle de Paris. Les débats auront porté sur des questions sensibles liées à la notion de consentement et à l’appréciation d’éléments de preuve numéraire et circonstanciels, notamment des échanges de messages.

Sans surprise, l’affaire suscite une attention médiatique importante, en raison du statut public de l’accusé et de la nature des faits reprochés. Les parties demeurent campées sur leurs positions : la plaignante et le ministère public soutiennent la réalité d’un viol, tandis que la défense répète l’absence d’agression et l’existence d’un rapport prétendument consenti.

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