Le 25 février 2026, l’influenceuse marseillaise Soraya Riffy a pris la parole sur ses réseaux sociaux pour afficher son soutien à Naps, récemment condamné à sept ans de prison pour viol. Sa publication — une photo aux côtés du rappeur et quelques phrases en défense — relance le débat autour de l’affaire et provoque une nouvelle vague d’émotion sur la toile.
Un message de soutien très visible
Sur Instagram, Soraya Riffy ne cache pas son incompréhension face à la décision de justice du 19 février 2026. Elle affirme que « beaucoup de célébrités se font avoir » et décrit Naps comme « un amour d’homme ». Dans son message, elle dresse le portrait d’« un artiste humble, respectueux, honnête et très très généreux ». Elle ajoute : « Ça me tiens à coeur de dire des vérités aussi. Parce que je ne parle pas trop, mais des fois, il faut parler. Je connais mon ami , sachez le ». Pour conclure, elle souhaite au rappeur du « courage » et partage une photo d’eux deux.
Cette prise de position, postée quelques jours après le verdict, a rapidement suscité des réactions contrastées en ligne. Certains internautes ont salué la loyauté de l’influenceuse, d’autres ont estimé que ce type de soutien pouvait blesser les victimes et compliquer la réception publique d’une décision judiciaire.
Les faits jugés et la motivation de la Cour
Rappel des faits : jeudi 19 février 2026, Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza, a été condamné à sept ans de prison avec mandat de dépôt par la Cour criminelle départementale de Paris pour un viol commis en septembre 2021. La victime, une jeune femme alors âgée de 21 ans, a déclaré avoir été violée dans la chambre d’un hôtel parisien après une soirée en club.
Selon les éléments exposés au procès, les faits se seraient déroulés deux mois après le sacre de l’artiste aux NRJ Music Awards. Dans une boîte de nuit du 8ᵉ arrondissement de Paris, Naps et des amis auraient invité un groupe de jeunes femmes à leur table. Entre consommation d’alcool et de protoxyde d’azote, l’ensemble des protagonistes aurait finalement dormi dans la même chambre d’hôtel, certains partageant le même lit.
La plaignante a affirmé qu’elle dormait et que la douleur de la pénétration l’avait réveillée. Dans ses motivations, la Cour criminelle de Paris a retenu « l’absence de consentement » et a relevé que la victime avait « de façon constante » maintenu qu’elle était endormie au moment des faits.
Réactions publiques et enjeux médiatiques
La publication de Soraya Riffy s’inscrit dans un climat médiatique fortement polarisé. D’un côté, la prise de parole d’amis ou de proches d’une personnalité condamnée est souvent perçue comme un réflexe de solidarité. De l’autre, elle ravive la colère des associations et des internautes qui estiment que la parole des plaignantes mérite d’être respectée et protégée.
Dans le milieu people, les soutiens publics ont des répercussions immédiates : ils alimentent les commentaires, partages et prises de position, et peuvent influencer l’opinion publique. Ici, la posture de Soraya Riffy — amie et influenceuse — illustre la difficulté à concilier loyauté personnelle et sensibilité collective face à des accusations de violences sexuelles.
La condamnation étant prononcée, la décision de la Cour criminalière fait désormais partie du dossier public. Les réactions sur les réseaux sociaux, y compris celles de personnalités qui prennent la défense ou la critique du condamné, témoignent de l’impact médiatique des procédures pénales impliquant des figures connues.
Sans remettre en cause les éléments judiciaires établis par la Cour, cette affaire met en lumière la complexité des rapports entre célébrité, réseaux sociaux et justice. Les voix qui se lèvent après un verdict, qu’elles soient de soutien ou d’indignation, contribuent à façonner le débat public autour de la responsabilité individuelle et de la protection des victimes.


