Nagui riposte au député Charles Alloncle : chiffres d’Air Productions (≈30 M€ pour N’oubliez pas les paroles), injures présumées et menace de procès

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La querelle entre Nagui et le député Charles Alloncle s’est transformée en une passe d’armes publique, visible et tranchante. Ce dernier, à la tête d’une Commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a affirmé que l’animateur « s’est le plus enrichi sur l’argent public » ces dix dernières années. Nagui n’a pas laissé passer l’attaque et a répondu longuement, via une publication partagée sur Instagram, en mêlant ironie, éléments comptables et mise en cause personnelle.

Une riposte mêlant ironie et chiffres

Dès l’introduction de sa réponse, Nagui use de l’ironie pour désamorcer l’attaque: « J’occupe une place toute particulière dans votre cœur », écrit-il, laissant entendre que l’obsession dont il est l’objet relève du fantasme. Mais il tranche vite et sort la calculatrice. L’animateur rappelle qu’il dirige Air Productions, qu’il qualifie de « véritable industrie », et insiste sur la distinction entre chiffre d’affaires et « argent de poche ».

Sur le plan économique, Nagui avance un argument simple et chiffré : ses jeux coûteraient « huit fois moins cher qu’une fiction » et, selon lui, rapporteraient beaucoup à France Télévisions. Il évoque également un montant impressionnant, affirmant que N’oubliez pas les paroles générerait près de 30 millions d’euros de recettes publicitaires par an. Par ces éléments, il cherche à inverser l’accusation initiale : loin d’être un poste coûteux, son programme serait une source de recettes nette pour la chaîne.

La contre-attaque devient personnelle

L’échange ne se limite pas à des considérations budgétaires. Nagui déplace rapidement le débat sur un terrain moral et personnel. Il met en cause les motivations de Charles Alloncle, évoquant des bruits de couloir et des publications anciennes sur les réseaux sociaux. Selon l’animateur, le député aurait administré un compte Facebook ayant soutenu une personnalité d’extrême droite.

Pour appuyer son propos, Nagui cite des insultes très fortes présumées associées à ce compte : « race de merde », « bamboula », « crouille ». Il rappelle par ailleurs avoir lui‑même été victime d’insultes comme « crouille » au cours de sa vie. En confrontant l’accusateur sur ces éléments, Nagui déplace la discussion vers la question des valeurs et des motivations personnelles, et demande explicitement : « Quel est votre sentiment ou ressentiment à mon égard ? »

Menace de procédure judiciaire

Las d’être, selon ses mots, « jeté en pâture à la vindicte populaire » et de voir affluer messages haineux à la suite des déclarations du député, Nagui met fin aux échanges médiatiques. Il propose désormais de régler le différend devant la justice plutôt que sur les plateaux ou via les réseaux sociaux. Sa publication se termine en effet sur une invitation ferme à se retrouver « face à un vrai tribunal », formule qui laisse entendre une possible plainte pour diffamation.

L’ouverture d’une procédure porterait l’affaire sur un autre plan, procédural et public. Elle obligerait le député à préparer une défense formelle et pousserait le débat au‑delà des postures médiatiques. Pour l’instant, la partie adverse, Charles Alloncle, n’a pas publié de réponse officielle à cette mise au défi.

Cette confrontation illustre la tension récurrente entre figures du service public de l’audiovisuel et responsables politiques enquêtant sur ce secteur. D’un côté, un animateur populaire défend son rôle économique et culturel au sein de France Télévisions ; de l’autre, un élu questionne l’usage de l’argent public et pointe des personnalités supposément bénéficiaires. Si l’affaire devait aboutir devant les tribunaux, elle offrirait un cadre plus factuel pour trancher sur les allégations financières et sur les accusations de propos ou de liens passés évoqués par Nagui.

Dans l’immédiat, le bras de fer verbal reste ouvert. Les prochaines étapes dépendent d’une éventuelle action judiciaire de l’animateur ou d’une réponse formelle du député. Entre injonctions judiciaires et échanges publics, la controverse promet de durer tant que les deux camps maintiendront leurs positions.

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