Mort d’Elisa Pilarski : Christophe Ellul admet que son pitbull Curtis, introduit illégalement, est responsable et relance le débat sur la responsabilité des propriétaires

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Ce mercredi 4 mars 2026, lors d’une audience très suivie, Christophe Ellul a reconnu la responsabilité de son chien, Curtis, dans la mort de sa compagne Elisa Pilarski, a rapporté Le Parisien. « Madame la présidente m’a donné la preuve qu’il est coupable », a déclaré l’homme. « Les mensurations (des morsures) parlent d’elles-mêmes apparemment. Aujourd’hui, oui, je l’accepte et je le crois », a-t-il ajouté.

Les conclusions de l’expertise et l’origine du chien

Une expertise médico-légale avait auparavant établi que les nombreuses morsures relevées sur le corps d’Elisa Pilarski, retrouvé le 16 novembre 2019, étaient compatibles avec la morphologie de Curtis, un pitbull adopté aux Pays-Bas et introduit en France de façon illégale. Selon cette expertise, ces blessures ne correspondaient pas aux blessures causées par des chiens participant à une chasse à courre organisée le même après-midi dans la forêt de Retz, près de Soissons.

Le constat scientifique a été au cœur des débats au procès. L’analyse des plaies, leur profondeur et leur répartition ont orienté les conclusions des experts vers l’hypothèse d’un ou plusieurs coups de mâchoire puissants, caractéristiques parfois associées à certaines races de type pitbull. Ces éléments techniques ont conduit plusieurs acteurs judiciaires et les proches à reconsidérer la responsabilité animale dans ce drame.

Les circonstances du drame

Le 16 novembre 2019, Elisa Pilarski, originaire du Béarn, se promenait dans la forêt de Retz, près de Villers‑Cotterêts, en compagnie de Curtis et de son compagnon, Christophe Ellul. Quelques heures après leur départ, le corps de la jeune femme a été retrouvé. Enceinte de six mois, elle est décédée des suites d’une hémorragie provoquée par de profondes morsures.

Les premières investigations, au lendemain du drame, avaient soulevé plusieurs hypothèses, dont celle d’une attaque canine et celle d’une participation involontaire de chiens de chasse présents dans la forêt. L’expertise citée au procès a toutefois distingué, selon les experts, les morsures observées de celles qui auraient pu être infligées par les chiens de la chasse à courre organisée ce jour-là.

Réactions et échanges à l’audience

À l’ouverture du procès, la présidente a rappelé que, deux jours après le décès d’Elisa Pilarski, Curtis avait lui-même attaqué et mordu Christophe Ellul avec violence. Quelques jours plus tard, l’animal s’en est également pris brutalement à une bénévole du chenil où il avait été placé, a précisé Le Parisien, indiquant un comportement jugé dangereux par plusieurs témoins.

« Un chien, ça ne mord pas jusqu’au moment où ça mord. Et c’est aussi à l’être humain de s’entourer de garanties pour se protéger, pour protéger les autres, du comportement imprévisible », a lancé la présidente du tribunal. Lors d’un précédent passage à la barre, Christophe Ellul avait, quant à lui, demandé des preuves et tenu des propos vifs : « Si Curtis est coupable, piquez-le ou c’est moi qui vais le faire, mais mettez sur la table les preuves ». L’homme était poursuivi pour homicide involontaire.

Tout au long de la procédure, Christophe Ellul a affirmé vouloir se battre « pour la mémoire d’Elisa et d’Enzo », le prénom que lui et sa compagne souhaitaient donner à leur enfant à naître. Ces mots ont ressurgi dans la salle d’audience, ajoutant une dimension humaine et dramatique à un dossier déjà lourd de tension émotionnelle.

Un dossier sensible et suivi

Cette affaire, qui mêle questions pénales, expertise vétérinaire et douleur personnelle, reste sensible et très médiatisée. Les éléments techniques produits lors des expertises ont joué un rôle décisif dans la façon dont le procès a évolué, notamment en ce qui concerne l’attribution des morsures à Curtis plutôt qu’à d’autres chiens présents ce jour-là.

La reconnaissance, par le compagnon de la victime, de la responsabilité de son animal marque une étape importante dans la procédure et suscite des réactions diverses parmi les proches de la victime, les associations de protection animale et les observateurs judiciaires. Les suites judiciaires et les conséquences pour l’animal ou pour la responsabilité civile et pénale de ses détenteurs restent au centre des interrogations.

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