Invité le 19 mars dans le « Jet » de Jordan de Luxe, Michel Mary est revenu sur une carrière consacrée aux faits divers et a livré des confidences inattendues sur son confrère Christophe Hondelatte. Chroniqueur régulier auprès de Cyril Hanouna et coanimateur d' »Enquêtes criminelles » sur W9, Michel Mary, proche de la soixantaine avancée — l’article évoque « à l’aube de ses 70 ans » — a rappelé son parcours et son expertise acquise notamment comme plume du Nouveau Détective.
Un spécialiste des faits divers devenu voix régulière sur W9
Lorsque Michel Mary a commencé à intervenir auprès de Cyril Hanouna, ses apparitions étaient occasionnelles. Mais, depuis le lancement à la rentrée de l’émission « Tout beau tout neuf » sur W9, il est devenu un intervenant régulier, apportant son savoir-faire sur les affaires criminelles et les récits judiciaires.
Dans l’entretien accordé à Jordan de Luxe, le chroniqueur est revenu sur sa vision du traitement médiatique des affaires et n’a pas hésité à donner son avis tranché sur d’autres figures du genre. Sa critique la plus vive a été adressée à Christophe Hondelatte, animateur et journaliste connu pour « Faites entrer l’accusé » et l’émission radiophonique « Hondelatte raconte » sur Europe 1.
Critiques sur le style de Christophe Hondelatte
Interrogé sur la légitimité de certains conteurs de faits divers, Michel Mary a opposé Jacques Pradel et Christophe Hondelatte. « Jacques Pradel, il a une légitimité pour raconter les faits divers ; Christophe Hondelatte, à mon sens, n’a pas cette légitimité », a-t-il déclaré, ajoutant des reproches sur la manière : « Ce que je lui reproche, c’est de surjouer […] C’est insupportable ! Il imite le bruit de la porte qui claque, le grincement des pneus sur les graviers. »
Ces critiques traduisent un désaccord de fond sur l’approche du récit judiciaire : pour Michel Mary, l’exercice exige une posture et une légitimité qu’il estime absentes chez certains confrères. Il a exprimé son opinion sans masquer son exaspération face à ce qu’il perçoit comme une forme de théâtralisation.
« Des voyous voulaient le supprimer » : la confidence qui surprend
Au-delà des querelles de style, l’entretien a pris un tour plus dramatique lorsqu’une vidéo d’un ami de Michel Mary a été diffusée, affirmant que le chroniqueur avait « sauvé la vie » de Christophe Hondelatte. Sur le plateau, Jordan de Luxe — désigné dans l’article comme « le journaliste de 36 ans » — a demandé des précisions : « Il y a des gens qui voulaient supprimer Christophe Hondelatte ? C’est vrai cette histoire ? C’était suite à quoi ? »
Michel Mary a reconnu ne pas se souvenir de tous les détails, mais il a décrit la nature des informations qui l’ont alerté. Selon lui, « il avait des relations particulières avec un détenu qui ne s’était pas très bien conduit et il y avait des voyous qui voulaient le supprimer a priori. » Face à ce soupçon, il s’est senti obligé d’agir.
« Quand il me dit : ‘Il y a un contrat sur la tête de Christophe Hondelatte’ […] je ne peux pas prendre le risque d’avoir connaissance d’un projet criminel et de ne rien faire », a expliqué Michel Mary. Plutôt que de garder l’information, il a choisi de la porter à l’attention d’un « flic très haut placé », afin de « refiler la patate chaude » et laisser les autorités compétentes prendre le relais.
Sur le sort concret de cette menace, Michel Mary s’est montré factuel et prudent : « Hondelatte est toujours vivant. A priori, à ma connaissance, il n’y a pas eu de tentative. » Il n’a pas fourni d’autres éléments précis sur d’éventuelles enquêtes ou sur les suites administratives données à ces informations.
Cette révélation, assortie de réserves sur les détails, éclaire l’intervention du chroniqueur : face à une information potentiellement criminelle, il a privilégié la transmission aux forces de l’ordre plutôt que le silence. Le récit souligne aussi la frontière parfois ténue entre vie privée, relations passées et risques réels pour des personnalités exposées médiatiquement.
Reste que plusieurs points évoqués par Michel Mary sont présentés de façon prudente et partiellement imprécise ; l’intéressé admet ne pas se souvenir des éléments exacts et n’affirme pas qu’une tentative ait eu lieu. Ce témoignage pose toutefois la question de la manière dont les journalistes et chroniqueurs traitent et transmettent des informations sensibles liées à la sécurité de confrères.


