Ce jeudi 9 avril 2026, Lucie Bernardoni a accepté de répondre aux questions du Parisien pour la première fois depuis l’ouverture d’une enquête la visant pour des faits de maltraitance sur sa fille. Après 30 heures de garde à vue et une remise en liberté sous contrôle judiciaire, l’ancienne répétitrice de la Star Academy et candidate de Danse avec les stars a tenu à rétablir sa version des faits.
« Je ne peux plus laisser des mensonges circuler »
Dans les colonnes du quotidien, Lucie Bernardoni affirme vivre un « enfer ». Elle déplore avoir été « traînée dans la boue » et assure connaître la vérité sur son rôle de mère. « Je sais qui je suis, et je ne peux plus laisser faire ça. Il est temps de m’exprimer, pour moi, pour ma fille et pour toutes celles et ceux qui vivent des situations similaires », déclare-t-elle.
La principale intéressée conteste point par point des éléments rapportés par son ancien compagnon, qu’elle accuse de propager des mensonges. Elle déclare notamment : « Ma fille serait en garde avec lui depuis ses sept mois, ce qui est totalement faux. À cette période, sa résidence principale était chez moi. Qu’elle vivrait seule et avec 2 500 euros d’argent de poche. C’est faux ». Ces précisions visent à contester la chronologie et la réalité matérielle de la prise en charge de l’enfant, telles que présentées par l’autre partie.
Des dénégations formelles sur les violences
Interrogée sur les accusations de violence physique, Lucie Bernardoni répond avec force : « C’est une horreur de m’accuser de choses pareilles ». Elle assure n’avoir « jamais maltraité » sa fille et décrit les accusations comme un « acharnement » du père de l’enfant. « Il cherche depuis des années à me détruire », affirme-t-elle.
Sur un épisode précis évoqué par l’ex-compagnon, la mère raconte une dispute au sujet d’une chambre : « Elle m’a poussée, je me suis accrochée à ses bras. Le lendemain, elle s’est excusée. Jamais je ne l’ai maltraitée ». Elle ajoute avoir immédiatement demandé, dès qu’elle a appris le dépôt de plainte de sa fille, à son avocate d’engager les démarches nécessaires afin d’être entendue par la police et de donner « le plus rapidement possible » sa version des faits.
Lucie Bernardoni décrit aussi ses conditions de garde à vue comme éprouvantes : « J’ai été placée en garde à vue dans des conditions très difficiles : froid, manque de sommeil, cellule insalubre », rapporte-t-elle au Parisien. Elle assure vouloir se battre « jusqu’au bout » pour défendre son image de mère.
Allégations croisées et antécédents
La candidate évoque par ailleurs un contexte plus large et des schémas de comportement qu’elle dit répétés : « J’ai des contacts avec d’anciennes compagnes qui ont connu les mêmes violences psychologiques ». Elle affirme avoir elle-même porté plainte en 2020 pour une agression physique, qui, selon elle, lui aurait valu « trois jours d’ITT » (incapacité totale de travail).
Ces éléments sont présentés comme la version de Lucie Bernardoni. Le quotidien a recueilli ses déclarations quelques jours après sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, une mesure qui intervient souvent en maintien d’une présomption d’innocence tout en encadrant la personne mise en cause pendant l’instruction.
Le dossier, sensible et privé, oppose deux récits contrastés. D’un côté, la mère dénonce une campagne de dénigrement et nie toute violence physique. De l’autre, les accusations initiales ont motivé l’ouverture d’une enquête et la procédure judiciaire qui a suivi.
Pour l’heure, les faits restent au stade des investigations. La parole de Lucie Bernardoni, telle que rapportée par le Parisien, apporte sa version et des précisions sur son vécu. Les éléments matériels et les conclusions de l’enquête dépendront des suites judiciaires et des auditions complémentaires.
Dans un contexte où toute allégation de maltraitance suscite une attention médiatique forte, l’affaire illustre la difficulté de concilier présomption d’innocence et nécessité de protéger les personnes vulnérables. Lucie Bernardoni dit vouloir « protéger une femme et un enfant » et explique que cela « ne peut pas se faire dans le silence ».


