L’affaire Epstein, relancée par la publication de milliers d’emails et des développements judiciaires récents, continue de provoquer des secousses politiques et médiatiques internationales. Ce jeudi 19 février 2026, la presse a notamment rapporté l’arrestation du prince Andrew à son domicile, un événement inédit pour la famille royale britannique. En France, cette affaire a rouvert l’examen des liens entre le milliardaire Jeffrey Epstein et plusieurs personnalités publiques, et a entraîné la démission récente de Jack Lang de la direction de l’Institut du Monde Arabe.
Une attaque frontale sur le plateau
Dans ce contexte, l’acteur Jean-Pierre Castaldi est monté au front. Invité sur le plateau de l’émission Le Bistrot des Libertés (TVL), il ne s’est pas contenté de commenter l’affaire Epstein : il a adressé une critique nette à Jack Lang. Réaction cinglante au sujet de l’actualité, sa première formule a surpris : « L’affaire Epstein ou l’affaire Jack Lang, car cela n’a rien à voir ? »
Interrogé ensuite sur ses relations avec l’ancien ministre de la Culture, Castaldi a été tout aussi direct : « Je ne fais pas partie de cette classe d’acteurs proche du pouvoir. Je suppose que je ne l’intéresse pas et lui ne m’intéresse pas ». Ces phrases, prononcées en plateau, traduisent plus qu’une distance sociale : elles renvoient à une fracture professionnelle et à une rancœur ancienne.
La séquence a été reprise sur les réseaux. Un extrait de l’émission a circulé, accompagné d’un lien reposté publiquement : https://t.co/uKCBPOSVq3 (source du partage sur Twitter/Twitter embed tel que cité par le plateau).
Le reproche au cœur du différend : la réforme du statut des comédiens
Au-delà de la pique personnelle, Jean-Pierre Castaldi a expliqué longuement son grief principal : une réforme portée sous les mandats de Jack Lang, qu’il estime lourde de conséquences pour les comédiens. Selon l’acteur, la mesure a modifié le statut professionnel des artistes, « il nous a fait passer de cadres à non-cadres ». C’est sur ce point précis qu’il fonde son amertume.
Castaldi affirme que ce changement de statut a entraîné des pertes financières pour nombre de comédiens. Il évoque des réductions de droits liés aux rediffusions et des pertes pour les retraites. Ces éléments, présentés comme des conséquences concrètes pour la carrière et le revenu des artistes, constituent la base de sa critique publique contre Jack Lang.
Il ajoute que la réforme aurait aussi eu un impact sur la « défense de la langue française », en citant la question des rediffusions. Cette remarque illustre la dimension culturelle que les débats sur le statut des artistes peuvent prendre, au-delà des seules questions sociales et économiques.
Contexte et répercussions
Ces propos interviennent alors que le nom de Jack Lang est au centre d’interrogations à la suite de la mise en lumière de ses relations avec Jeffrey Epstein, et de sa démission de la direction de l’Institut du Monde Arabe. Le lien entre l’actualité judiciaire internationale et les révélations sur les correspondances a nourri une vive attention médiatique autour de plusieurs personnalités publiques.
Jean-Pierre Castaldi, connu pour son franc-parler, a choisi de mêler sa parole à ce mouvement de mise au point. Son intervention illustre comment une actualité internationale peut relancer des contentieux nationaux anciens, et raviver des ressentiments professionnels anciens.
Sur le plan public, ces échanges posent aussi la question des héritages politiques : changements de statut, décisions ministérielles et conséquences à long terme pour les professions culturelles restent des sujets sensibles. Les propos de Castaldi rappellent que les effets de textes adoptés il y a des années peuvent se mesurer aujourd’hui dans le quotidien des artistes.
Pour l’heure, Jack Lang a quitté ses fonctions à l’Institut du Monde Arabe et n’a pas, à notre connaissance, répondu directement aux accusations formulées par Jean-Pierre Castaldi sur ce point précis. Les déclarations de l’acteur témoignent néanmoins d’une rancœur qui n’a pas disparu avec les années.


