Jean‑Marc Morandini demande une seconde chance après sa condamnation pour harcèlement sexuel et corruption de mineurs, suscitant colère des victimes et crise pour CNews

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Jean-Marc Morandini peut-il continuer d’officier à la télévision après sa double condamnation définitive ? La question agite et divise depuis plusieurs jours, fragilisant l’équilibre déjà précaire de la maison CNews.

Un message public et une demande de « seconde chance »

Condamné définitivement pour « harcèlement sexuel » et « corruption de mineurs », Jean-Marc Morandini a publié vendredi un court message sur ses réseaux sociaux dans lequel il renonce à tout recours et demande une « seconde chance ».

Il écrit notamment : « Après 10 ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours. Je tiens à dire que je regrette profondément les paroles et les échanges écrits qui m’ont été reprochés et qui ont pu blesser. Je prends pleinement conscience de leur impact et des blessures qu’ils ont pu causer. »

Il poursuit en présentant ses excuses : « Je tiens à présenter mes excuses les plus sincères et les plus humbles à toutes celles et ceux que j’ai pu heurter directement ou indirectement. Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance. »

Cette prise de parole publique intervient après dix années de procédure, durant lesquelles l’animateur s’était jusqu’ici peu exprimé publiquement sur le fond des accusations.

Une réaction vive des victimes et des confrères

La publication de Morandini a été vivement critiquée, notamment après la diffusion sur BFMTV du témoignage d’une victime, identifiée comme Axel, qui a obtenu la condamnation définitive pour « corruption de mineurs ».

Sur le plateau, Axel a qualifié la démarche du journaliste de « un message catastrophique envoyé aux victimes de violences sexuelles ». Il a en outre salué le positionnement de Sonia Mabrouk, qui s’est très tôt opposée au maintien de Morandini sur CNews : « Il y a quand même des personnes qui ont une morale et une éthique », a-t-il déclaré.

Parmi les visages de la chaîne, plusieurs personnalités ont pris leurs distances. Sonia Mabrouk, d’abord, dont les relations se seraient détériorées avec la direction de CNews depuis l’affaire. Selon Le Monde et Télérama, Serge Nedjar, patron de la chaîne, aurait « réclamé sa tête ». La journaliste, qui est enceinte, a été absente mardi avant de revenir à l’antenne le lendemain.

Pascal Praud et Laurence Ferrari se sont également éloignés de Morandini à travers des prises de parole distinctes. En revanche, l’animateur peut compter sur le soutien public de son amie Christine Kelly.

Une maison en crise

Le message de Morandini cristallise une crise interne qui dépasse la seule personnalité de l’animateur. À la fois condamnation judiciaire et débat d’éthique médiatique, l’affaire pose la question du maintien d’un visage connu sur des antennes où l’image et la crédibilité sont essentielles.

Pour l’heure, aucun communiqué officiel supplémentaire de CNews n’a été publié dans le texte fourni. Les tensions rapportées dans la presse montrent néanmoins une direction fracturée et des présentateurs confrontés à un dilemme professionnel et moral.

Si Jean-Marc Morandini espère une « seconde chance », ses mots rencontrent une opposition nette chez des victimes et des confrères qui jugent la démarche insuffisante au regard des faits et des condamnations définitives.

La situation reste évolutive, et la difficile conciliation entre décisions judiciaires, réponses publiques et ligne éditoriale d’une chaîne audiovisuelle demeure au cœur des discussions.

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