Jean Dujardin fustige Télérama et dénonce le favoritisme des « valeurs sûres » au détriment des jeunes talents du cinéma français

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Invité sur TF1 Info par Audrey Crespo-Mara, Jean Dujardin a exprimé avec force son mécontentement à propos de la dernière Une du magazine Télérama. La couverture mettait en avant des visages déjà bien installés du cinéma français — Adèle Exarchopoulos, Virginie Efira, Pierre Niney et Gilles Lellouche — et a suscité un débat sur l’absence des « nouvelles têtes » censées incarner la relève.

Un coup de gueule dirigé contre la Une

L’acteur, souvent perçu comme mesuré dans ses interventions publiques, a cette fois choisi un ton direct. « Elle n’est pas légitime, c’est un coup de pub, ils ont besoin d’exister. Elle est assez malhonnête », a-t-il déclaré, dénonçant selon lui un manque de transparence dans le choix des protagonistes mis en avant.

Jean Dujardin a ajouté un élément personnel à sa critique en soulignant que, si l’on cherche, « il y en a des acteurs, des réalisateurs, des réalisatrices et des actrices qui débarquent, il y en a beaucoup ». Il a aussi rappelé son propre rythme de travail : « Moi, je fais un film par an, on ne m’avait pas vu depuis deux ans », suggérant que l’absence médiatique peut être interprétée à tort comme une disparition.

Interpellant directement le magazine, il a poursuivi : « Surtout que je leur ai proposé une jeune actrice qui s’appelle Nastya Golubeva, qui est dans le film, accessoirement ils étaient partenaires du film donc ça arrange qui en fait ? » Puis, sur un ton plus vif : « Faites votre travail, allez-y, mettez des vraies têtes, elle est con votre couverture pardon. »

Un écho partagé par Gilles Lellouche

Cette critique publique n’est pas isolée. Gilles Lellouche avait déjà soulevé la même question sur le plateau de C à vous, s’interrogeant : « Où sont les nouvelles têtes ? » Selon lui, la période actuelle du cinéma français est riche en figures émergentes, avec « de jeunes réalisatrices, de jeunes réalisateurs, de jeunes actrices, de jeunes acteurs ».

Pour illustrer son propos, Lellouche a cité l’exemple du film L’amour ouf, où « il y en avait deux principaux à l’affiche, deux adolescents que personne ne connaissait pendant une heure et demi quand même (Malik Frikah et Mallory Wanecque, NDLR) ». Il a ensuite relativisé sa propre visibilité en rappelant : « Et puis moi en moyenne, je fais un film par an. Il y en a 250 qui sont faits en France, donc ça fait 249 sans moi. A priori on peut passer entre les mailles du filet. »

Un débat qui dépasse une simple couverture

La polémique autour de cette Une soulève plusieurs questions concrètes sur la place des jeunes talents dans les médias culturels. D’un côté, des magazines et médias semblent privilégier des personnalités établies, parfois au risque de réduire la visibilité de figures montantes. De l’autre, les professionnels du cinéma rappellent qu’il existe une multitude d’options et de talents qui peinent pourtant à se frayer un chemin médiatique.

Le point soulevé par Dujardin — la proposition directe d’une actrice au magazine et la mention d’un partenariat — illustre aussi la complexité des relations entre médias et productions. Si cette observation met en lumière des liens potentiels entre presse et productions, elle ne dispense pas, dans l’état, d’éléments publics permettant de trancher sur d’éventuels conflits d’intérêts.

Quoi qu’il en soit, le débat résonne dans le milieu : il porte sur la manière dont les médias culturels choisissent leurs couvertures et sur la responsabilité éditoriale à l’heure où la diversité des voix et des visages apparaît comme un enjeu central pour le renouvellement du cinéma français.

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