Invité d’Estelle Denis le vendredi 13 mars 2026 sur le plateau de son émission Estelle Midi, Jacques Legros est revenu sur une remarque qui avait fait réagir la veille. Le journaliste, désormais retraité et dans la soixantaine avancée, a évoqué en direct la question sensible des salaires dans le monde de l’audiovisuel, et plus particulièrement celui de Jean‑Pierre Pernaut lorsqu’il présentait le 13H de TF1.
« Il gagnait beaucoup plus » : une confidence en public
Interrogé par Estelle Denis — l’entretien étant diffusé sur RMC — Jacques Legros a confirmé savoir, selon lui, combien percevait Jean‑Pierre Pernaut à l’époque. « Est‑ce que vous saviez combien gagnait Jean‑Pierre Pernaut ? », lui a demandé sa consœur. Legros a répondu par l’affirmative et assuré que son rival à l’antenne gagnait « beaucoup plus » que lui.
Le journaliste a expliqué que, même si la transparence salariale reste rare au sein des chaînes, les rumeurs circulent et se vérifient parfois au fil des années : « On arrive toujours à le savoir, c’est une rumeur qui court et qui se confirme au fil des années. » Il a toutefois refusé d’entrer dans les détails chiffrés.
Tabou de l’argent et retraité prudent
Jacques Legros a ensuite élargi le propos au rapport de la France à l’argent. « Chez moi on ne parle plus de salaire, mais de retraite. Ça n’a rien à voir je vous le garantis. Et en France, le problème, c’est qu’argent = jugement ! Dès que vous parlez d’argent, on vous juge », a‑t‑il déclaré, insistant sur le caractère intime et potentiellement stigmatisant de ces sujets.
Il a ajouté : « Il y a une sorte de curseur qui s’apparente à une forme de jalousie et dans lequel on vous classe. C’est pour ça que je ne parle plus d’argent. Ça ne regarde que moi. » Ces mots, prononcés en direct, ont rappelé que la question des rémunérations dans les médias reste sensible, tant pour les personnalités en activité que pour celles qui ont tiré leur révérence.
Legros était déjà revenu la veille sur ce sujet lors d’une intervention dans Le Jet de Luxe de Jordan De Luxe. Sa répétition publique sur Estelle Midi a contribué à ranimer le débat et à susciter des réactions, notamment dans l’entourage de Jean‑Pierre Pernaut.
La réaction de Lou Pernaut
La prise de parole de Jacques Legros n’est pas restée sans réponse. Lou Pernaut, la fille du journaliste Jean‑Pierre Pernaut, a exprimé sa colère à la suite des confidences de Legros. Dans un message diffusé publiquement, elle a reproché à certaines émissions de « surfer sur le décès » de son père et a tenu à rappeler le respect dû à sa mémoire : « Continuez de surfer sur le décès de mon papa, une personne respectable qui n’a jamais jalousé ni de près ni de loin la carrière de son remplaçant. »
Lou Pernaut a également adressé une pique tournée vers des émissions qu’elle juge opportunistes à l’approche de l’anniversaire de la mort de son père : « Félicitations aux émissions qui mettent en avant des bêtises pareilles à quelques jours de l’anniversaire de sa mort. Les mêmes émissions qui vous appellent ‘ma chérie…’ Vous qui étiez là à son enterrement. À bon entendeur… »
Ces mots témoignent d’un malaise réel dans la famille Pernaut face à ce qu’elle perçoit comme une exploitation médiatique du deuil. La déclaration de Lou Pernaut fait aussi écho à une attente de dignité et de retenue autour des personnes disparues, notamment lorsqu’il s’agit de personnalités très médiatisées.
Un débat plus large sur la transparence salariale
Au‑delà de l’épisode entre Legros et la famille Pernaut, la séquence met en lumière un débat récurrent : la transparence des rémunérations des figures médiatiques. Entre rumeurs, confidences et réactions publiques, la frontière entre information et indiscrétion reste fragile.
Jacques Legros a choisi la prudence en refusant de chiffrer les montants évoqués, tout en reconnaissant que des disparités existent et qu’elles alimentent parfois des envieux ou des critiques. Sa position illustre la difficulté des journalistes et anciens présentateurs à concilier esprit de franchise et respect de la vie privée — y compris financière — de leurs collègues.
Quoi qu’il en soit, cette nouvelle salve d’éléments et de réactions démontre que, dans le paysage audiovisuel français, l’argent et la mémoire des figures emblématiques restent des sujets susceptibles d’embraser les conversations publiques.


