Sur les ondes de Radio Nova, Florence Mendez a de nouveau évoqué son départ de l’émission La Bande originale, dans des propos relayés mardi 7 avril 2026. L’humoriste, qui se définit comme engagée, a dénoncé des pratiques de relecture des chroniques qu’elle juge incompatibles avec certaines déclarations faites « sous serment » par une responsable entendue lors de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.
Sur Radio Nova, une mise au point sans concession
« Je vous rappelle que j’ai été virée de la Bande Originale. Je peux vous jurer que toutes les chroniques étaient relues et corrigées, contrairement à ce qu’a dit Laurence Bloch sous serment », a déclaré Florence Mendez. Cette sortie intervient alors que l’affaire fait écho dans les débats publics entourant l’audiovisuel et les conditions de travail au sein des équipes.
La chroniqueuse n’en est pas à sa première prise de parole sur le sujet. Depuis son éviction, intervenue en 2022, elle n’a cessé de revenir sur les raisons de sa sortie et sur ce qu’elle décrit comme des dysfonctionnements dans son environnement professionnel.
Les accusations de harcèlement et le récit de la crise
En novembre 2022, peu après son départ, Florence Mendez avait dénoncé sur ses réseaux sociaux un épisode de harcèlement moral qu’elle attribue à « une (très) proche collaboratrice de Nagui ». Elle raconte qu’à la fin d’un enregistrement en mars 2022, cette personne l’aurait « littéralement » hurlé dessus.
Selon ses déclarations, la scène aurait été si violente que l’humoriste a subi une crise de panique nécessitant l’intervention des pompiers de Radio France. Elle a alors relaté qu’après cet incident elle a fait une dernière chronique en juin 2022 et n’est jamais revenue à l’antenne.
Interrogée plus récemment encore, Florence Mendez a expliqué que son humour est engagé et que ses chroniques visaient souvent à dénoncer des injustices. Elle a précisé s’être expliquée auprès de la direction, qui, selon elle, lui a assuré qu’elle n’avait pas été bannie de la radio et que le bien-être au travail était une préoccupation.
Des précisions sur la nature du harcèlement
Dans des entretiens antérieurs, la comique a insisté sur le caractère répétitif et insidieux du comportement subi. « Le harcèlement que j’ai subi n’avait rien de spectaculaire, il n’y avait pas de violences physiques, mais c’était néanmoins toxique car répétitif, insidieux », a-t-elle confié, précisant aussi avoir consacré une de ses dernières chroniques au harcèlement moral chez France Télécom.
Elle a également évoqué sa sensibilité et son diagnostic, expliquant avoir décrit son syndrome d’Asperger et la crise de panique qu’elle a subie. Toujours selon ses propos, la personne mise en cause lui aurait répondu que « ma sensibilité était mon problème et non le sien ». Cette réponse participe, d’après elle, à l’explication de son retrait progressif de l’antenne.
Une affaire qui s’inscrit dans un contexte plus large
Les accusations portées par Florence Mendez s’ajoutent aux interrogations soulevées dans des enquêtes sur le fonctionnement des rédactions et la qualité des conditions de travail. Elles interviennent alors que des auditions et des commissions explorent les pratiques internes des médias publics.
La comique met en lumière l’articulation entre création satirique engagée et contraintes éditoriales. Sa critique concernant la relecture systématique des chroniques renvoie à un débat plus large sur l’autonomie des collaborateurs et la ligne éditoriale des émissions culturelles.
À ce stade, les éléments présentés proviennent des déclarations publiques de Florence Mendez et de ses publications antérieures. Les réponses formelles des personnes mentionnées dans ces propos ne sont pas détaillées dans les éléments cités ici.
Qu’il s’agisse du contenu des chroniques, des méthodes de relecture ou des relations interpersonnelles en studio, l’affaire illustre la difficulté d’équilibrer liberté d’expression et exigences professionnelles au sein d’un média.


