Invitée de l’émission Piquantes sur Téva, Élodie Frégé est revenue sur son passage à la Star Academy, une expérience qu’elle n’oublie pas et qu’elle qualifie de gênante sur certains points.
Retour sur une expérience mal vécue
Après plusieurs années d’absence, la Star Academy a refait surface et de nouvelles saisons ont relancé la carrière de certains candidats. Les noms récents cités incluent Pierre Garnier, Helena ou Julien Lieb, parmi d’autres. Mais du côté des anciens, le souvenir n’est pas forcément heureux.
Élodie Frégé, révélée par la première édition, a évoqué à l’antenne les tenues parfois imposées aux jeunes artistes. « Ce n’était pas facile de choisir des tenues et souvent ça nous mettait très mal à l’aise », a-t-elle déclaré, avant de raconter un souvenir précis et embarrassant.
Elle se remémore un tableau où elle interprétait une chanson de Mylène Farmer — « je crois que c’était Sans contrefaçon » — pour lequel elle affirme : « Il m’avait mise en porte-jarretelles. » Ces mots reflètent un malaise et une perte de contrôle ressentis à l’époque.
La chanteuse insiste sur son état d’esprit alors : « Moi, je n’ai pas l’air comme ça parce que je maîtrise le dossier maintenant, mais je suis hyper complexée. J’ai quand même pas mal de complexes… j’en avais énormément plus à l’époque, j’avais vraiment beaucoup de doutes et j’étais tellement mal. »
Des choix de mise en scène jugés sexistes
Au-delà du simple inconfort, Élodie Frégé qualifie ces décisions comme « sexistes ». Elle souligne l’inadéquation entre la chanson et la tenue : « Chanter Sans contrefaçon en porte-jarretelles… c’est un contresens. Ils auraient mieux fait de me mettre en costume oversize. Mais il fallait exploiter le jambon. »
La formule, tranchante, met en lumière une problématique plus large : la manière dont les productions télévisuelles peuvent orienter l’image d’une artiste au détriment de son confort et de sa cohérence artistique.
Dans son récit, Élodie ne remet pas en cause l’intégralité du programme, mais elle dépeint une réalité fréquente en télévision musicale, où la scénographie et le costume priment parfois sur la sensibilité des interprètes.
Images d’archives et réactions
Le témoignage d’Élodie Frégé intervient alors que des images d’anciennes saisons de la Star Academy ont récemment refait surface. Parmi elles, des séquences montrent Jenifer se peser devant un nutritionniste avec l’annonce du chiffre « 55,800 kg », un instant qui a paru dur et déstabilisant.
Ces extraits ont suscité une réaction du public et des internautes. Certains spectateurs ont qualifié ces moments de « douloureux à regarder », soulignant combien la téléréalité peut imposer des standards corporels difficiles et créer des souvenirs pesants pour les participants.
La réapparition de ces images rappelle que des pratiques d’antan, acceptées ou banalisées à l’époque, sont aujourd’hui relues à l’aune des débats sur l’image, le consentement et le respect des artistes.
Une parole qui relance le débat
La prise de parole d’Élodie Frégé contribue à alimenter la réflexion sur les limites de la mise en scène dans les formats de divertissement. Son témoignage s’inscrit dans une série de récits d’anciens candidats qui, au fil des années, ont partagé leur ressenti sur les contraintes subies durant ces émissions.
Si la Star Academy a permis à de nombreux artistes d’émerger, les souvenirs évoqués montrent que ce succès s’est parfois accompagné de pressions et d’inconforts. Les images d’archives et les confidences d’anciens participants poussent aujourd’hui producteurs et publics à reconsidérer certaines pratiques.
Une publication partagée via Instagram a contribué à relancer l’attention sur ces moments d’archives et sur les réactions qu’ils suscitent encore.


